Nîmes/Pharmacie - Une pharmacie discount fermée pour « atteinte à la dignité de la profession »
La pharmacie Gerbaud, qui emploie 40 salariés à Nîmes, fait l’objet d’une mesure de fermeture du 1er au 8 décembre, sur décision du conseil national de l’ordre des pharmaciens. Motif : des publicités très voyantes sur la vitrine du pharmacien, en 2006, promettant de « rembourser la différence » si le client trouvait moins cher ailleurs. « Ce ne sont pas les prix bas qui sont en cause, explique Jean-Charles Tellier, président du conseil central des pharmaciens titulaires d’officines, et membre du conseil national de l’ordre, mais le manquement à plusieurs règles de notre code de déontologie. Il nous est notamment interdit de solliciter la clientèle par des moyens contraires à la dignité de la profession. La publicité est autorisée, mais « avec tact et mesure ». Or ce n’est pas le cas ici ».Le conseil national a confirmé le 22 septembre, en deuxième instance, une décision du conseil régional datant du 28 septembre 2006.Selon Jean-Charles Tellier, la politique commerciale agressive menée par plusieurs pharmaciens nîmois n’est pas une exception en France. « Le phénomène des pharmacies discount existe également à Toulouse ou Colmar ». Ce n’est pas la première fois qu’une pharmacie est condamnée en France pour des pratiques similaires. En revanche, la condamnation d’une SELARL (société d’exercice libéral à responsabilité limitée), comme c’est le cas pour Christian Gerbaud, est « exceptionnelle ».H.F.










