Fil infos

Gard
|
Immobilier
| 28/02/2014

Nîmes : les bureaux décollent, les locaux d’activités en baisse

25 577 m2 de bureaux ont été transactés dans l’agglomération de Nîmes en 2013, soit un niveau bien supérieur à la moyenne des quatre dernières années, selon David Retourna, chargé d’études à l’Agence d’urbanisme de Nîmes, qui a présenté ce matin, lors d’une « matinale » de l’Agglo de Nîmes, les dernières données de l’Observatoire partenarial de l’immobilier et du foncier d’entreprise de Nîmes-Métropole. Les prix pratiqués, en-dessous de ceux de Montpellier, sont « concurrentiels pour le marché de bureaux, que ce soit en vente ou en location ». En revanche, le marché des locaux d’activités est qualifié d’« atone », avec 30 278 m2 transactés, soit deux fois moins qu’en 2012. Le « recours aux clés-en-main et comptes-propres » est « de plus en plus marqué face à l’offre vieillissante en locaux d’activités », ajoute David Retourna. Il juge l’offre public en foncier d’entreprise suffisamment « conséquente », avec 67 ha disponibles.

Bureaux en hausse
Pour les bureaux, 25 577 m2 ont été placés, soit plus qu’en 2012 (16 798 m2) et plus que la moyenne des quatre dernières années. « 40 % de ces surfaces correspondent à de l’investissement public et parapublic », pointe David Retourna. Près de la moitié des volumes transactés est situé au Sud de la ville-centre. Parmi les opérations significatives : le déménagement du SDIS à Saint-Césaire, ou encore plusieurs opérations de bureaux à Georges Besse 2. « On note une progression des transactions tertiaires à l’ouest ». Le niveau des prix est resté stable dans le marché locatif, à 127 € le m2/an dans le neuf (contre 154 € à Montpellier), et 106 €/m2/an pour la seconde main. Le neuf s’est négocié à 1 700 €/m2, contre 1 840 €/m2 à Montpellier. 38 600 m2 de bureaux étaient disponibles fin 2013. « Il est important de libérer des surfaces, car les demandeurs sont dans l’attente », estime Quentin Vergnet, directeur de DTZ Nîmes.
Locaux d'activités en baisse
Les locaux d’activités « marquent le pas », selon David Retourna, avec 30 278 m2 transactés en 2013 contre 56 613 m2 en 2012, et 45 100 m2 en moyenne pour les quatre dernières années. Hors comptes propres, 13 891 m2 ont été transactés, dont 52 % en location et 48 % en vente. Cette baisse s’explique, en partie, par le niveau particulièrement élevé atteint en 2012. Parmi les opérations significatives en 2013 : Sud Métal Provence et Chronopost, zone de Grézan, ou Homebox, au Mas de Vignoles. Les valeurs locatives, en seconde main, sont de 56 €/m2/an, soit moins qu’à Montpellier (69 €), et à l’achat, de 400 €, le m2, soit deux fois moins qu’à Montpellier (800 €). 135 000 m2 de locaux étaient disponibles fin 2013, mais dont « 50 000 m2 nécessitent une requalification en profondeur », pointe David Retourna. 15 % seulement des locaux disponibles sont neufs. « Le marché nîmois a des atouts considérables, et notamment son positionnement géographique idéal », estime Michel Peinado, directeur des agences Arthur Loyd de Nîmes et Montpellier. Il pointe la « saturation prochaine » de l’offre en Paca, et « la grande capacité de développement foncier » sur les Actiparcs de Grézan et Mitra.
Foncier : dans la moyenne
Sept transactions de terrains, totalisant 96 149 m2, ont été réalisées en 2013, soit un peu plus que la moyenne des quatre dernières années (8,75 ha). Prix de vente : 30 à 40 €/m2 à Mitra, 45 à 60 €/m2 à Bouillargues, 50 à 70 €/m2 à Grézan, et 180 à 200 €/m2 à Georges Besse 2. 67 ha de foncier sont « immédiatement disponibles » dans les Actiparcs de l’Agglo de Nîmes, à Bouillargues, Grézan, Georges Besse 2 et Mitra. Le directeur de la SAT, la Sem de l’Agglo, Antoine Cotillon, rappelle que Mitra « n’a plus de potentiel logistique, après les compromis de vente signés avec Prologis et Thalium », et ajoute que l’Agglo va privilégier, en 2015 et 2016, mar partie tertiaire. Deux prospects sont actuellement négociations avancées sur cette zone : « un industriel de l’agroalimentaire, pour un peu plus d’un hectare, et un institutionnel pour du stockage et de la maintenance ». Sur l’Actiparc Georges Besse 2, « 35 000 à 37 000 m2 de Shon sont sous promesse de vente ou signés », selon Antoine Cotillon, sur un total de 65 000 m2 de Shon disponible. Deux terrains en façade de la zone, pour un potentiel de 7 000 à 8 000 m2 de Shon chacun, seront commercialisés en 2015.
Illustration : un projet tertiaire de 4 800 m2 de Tissot Immobilier sur le parc Georges Besse. Architecte : Nicolas Crégut.
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie