Nîmes : la Feria reste locale
63 % des personnes qui ont fréquenté la dernière Feria de Pentecôte à Nîmes venaient du Gard. 10 % venaient de l’Hérault, 3 % seulement de région parisienne, et moins de 10 % de l’étranger. C’est l’une des conclusions d’une étude réalisée par des étudiants de l’Ifag auprès de 350 consommateurs et 300 commerçants, cafetiers et restaurateurs dans le centre-ville de Nîmes pendant la dernière Feria. Le budget moyen journalier s’éléverait à 56 € par personne et par jour, hors entrées aux arènes et hébergement. \"J’estime que 56 M€ ont été dépensés pendant la Feria\", affirme Denis Volpilière, le président de la CCI. Les visiteurs ont apprécié l’accueil, les animations et la sécurité, moins les prix, le stationnement, et l’offre.Impact en baisse sur le CAPour les cafetiers et les restaurateurs, la Feria a été \"globalement meilleure\" que celle de 2006. Ce n’est pas l’avis des autres commerçants. Seuls les restaurateurs estiment que l’impact de la Feria sur les CA se maintient ou se développe. Pour les autres, elle s’essouffle. La fréquentation apparaît \"plus forte\" pour 43 % des commerçants interrogés, qui constatent un pic de fréquentation entre le vendredi après-midi et le dimanche matin. Seuls 30 % des comerçants se disent satisfaits des animations proposées, 53 % d’entre eux souhaitant une \"diffusion\" des animations, trop concentrées sur certains boulevards, dans l’Ecusson. Seuls 33 % des consommateurs non gardois interrogés ont découvert l’offre commerciale du centre-ville grâce à la Feria et à ses animations. \"Trop de commerçants ferment leur commerce le dimanche ou le lundi, pendant la Feria, alors qu’il y a plus d’un million de personnes dans la ville\", déplore Martine Tibérino, vice-présidente de la CCI.Créer un évènement international\"Une enquête réalisée par l’UMIH auprès de 12 hôtels nîmois totalisant 800 chambres conclut à un taux d’occupation moyen de 73 % pendant la Feria, identique à celui de l’année précédente. L’Umih constate un pic de 95 % du taux d’occupation le samedi. \"Nous pourrions être mieux organisés pour accueillir les clients de dernière minute\", estime Jean-Pierre Lapalud, responsable de l’Umih.Pour Denis Volpilière, \"le gros problème de la Feria est qu’elle est devenue une fête locale\". Le président de la CCI veut faire de la Feria de Nîmes une \"vitrine internationale\", à l’image du Palio de Sienne ou de la Fête du Soleil au Pérou. Denis Volpilière suggère de \"s’appuyer sur la musique en associant les quartiers pour créer un évènement de niveau international\". Il propose que \"les entreprises puissent sponsoriser des groupes de musique\".H. F.










