Nervosave Therapeutics veut lever 30 M€ d'ici à 2023
Incubée au Bic de Montpellier, la biotech Nervosave Therapeutics - spin-off de l’Inserm - cherche 30 M€ d’ici à 2023, a expliqué Nicolas Tricaud, co-fondateur, à La Lettre M, début février. « Ces fonds doivent financer nos recherches et nous aider à lancer, à horizon fin 2023, une étude clinique sur son traitement contre la maladie neuromusculaire Charcot-Marie-Tooth de type A, puis d'autres ciblant les maladies de Guillain-Barré et la neuropathie diabétique », a précisé le co-dirigeant avec Cathy Beaumard. Afin de boucler cette levée de fonds Nervosave Therapeutics entend solliciter des fonds publics et privés, français et internationaux, en particulier américains. Les co-fondateurs envisagent d’ouvrir une filiale à New York.
« Cette antenne américaine sera dédiée au développement des produits lors des phases cliniques, tandis que le siège, maintenu à Montpellier, sera spécialisé dans la recherche afin de trouver de nouvelles thérapies », détaille Nicolas Tricaud. Quatre à cinq recrutements sont prévus à Montpellier et il en faudrait une dizaine à New York, estime le co-fondateur.
Commercialisation
Si l’efficacité du traitement est démontré, celui-ci pourrait être mis sur le marché début 2025. « Sa commercialisation serait alors assurée par une ”Big pharma” à qui nous cèderons les droits », explique Nicolas Tricaud. Nervosave Therapeutics a bénéficié d’une enveloppe de 100 k€ de la Satt AxLR pour financer sa création. La société d'accélération du transfert de technologies avait déjà apporté environ 400 k€ aux chercheurs « pour valider notre thérapie génique sur le singe », explique Nicolas Tricaud. Et ce dernier de préciser : « Nous avons aussi le soutien d’un business angel privé qui a investi 200 k€ et deviendra actionnaire de la biotech une fois la levée de fonds finalisée ».










