Naïo Technologies veut accélérer sur l'innovation
Après avoir consolidé son réseau de distribution en 2024, l’entreprise Naïo Technologies, spécialiste de la robotique agricole basé à Escalquens, veut accélérer sur l’innovation et élargir ses segments de marché. « Ces deux dernières années, nous avons réalisé un travail important pour atteindre un niveau industriel sur la qualité de nos robots, qui s’est accompagné de recrutements spécifiques », indique à La Lettre M Aymeric Barthes, cofondateur et dirigeant. Face à la crise du secteur agricole, la PME de 55 salariés, dont le chiffre d'affaires n'est pas communiqué, veut faire évoluer le concept d’autonomie augmentée de ses quatre robots électriques – 422 vendus dans le monde à ce jour – et améliorer leur polyvalence.
Démocratiser l’accès à la robotique
« Cette année, nous voulons permettre à nos robots Oz, Orio, Ted et Jo, certifiés CE, d’être polyvalents et de travailler à plus grande vitesse », précise Candice Olives, directrice marketing. Pour cela, l’entreprise multiplie les organes de sécurité – pare-chocs, radars, caméras de détection d’humain – pour assurer la sûreté des engins, destinés aux maraîchers et aux viticulteurs. « S’il y a un accident, c’est toute l’industrie qui recule », poursuit la responsable. L’entreprise vient de développer l’application Naïo Companion, qui permet à son utilisateur de surveiller le robot à distance et en temps réel et d’avoir accès à son diagnostic, ce qui améliore l’efficacité des interventions. « Nous voulions créer une application facile pour que l’agriculteur ait le contrôle de la machine, justifie Aymeric Barthes. Notre ambition est de démocratiser l’accès à la robotique. »
La moitié des ventes à l’étranger
Les robots de Naïo Technologies sont fabriqués en France puis assemblés et testés dans les ateliers de l’entreprise avant d’être envoyés aux clients. « Nous réalisons 50 % de nos ventes en France et 50 % à l’étranger, notamment en Europe, en Amérique du Nord et en Afrique du Sud », explique le dirigeant. Depuis 2016, la PME est aussi présente en Californie « pour explorer le marché des légumes ». Elle envisage cette année de finaliser le maillage existant et de compléter celui de l’Europe.











