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Languedoc-Roussillon
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Numérique
| 26/02/2015

Montpellier : querelle politique autour de la filière du numérique

Le torchon brûle entre la Région et la Métropole de Montpellier autour de la filière du numérique. Le maire et président de la Métropole de Montpellier, Philippe Saurel, a assuré ce midi, au détour d’une conférence de presse, que la création du nouveau cluster FrenchSouth.digital n’avait « qu’un seul but, nous piquer la French Tech ». Dans le même temps, l’un de ses très proches élus, Max Lévita, a contacté ce jeudi plusieurs médias, dont La Lettre M, pour pousser un « coup de gueule » contre le conseil régional, qu’il accuse de conduire une OPA hostile sur la filière du numérique à Montpellier, via la création de ce cluster. La nouvelle association régionale FrenchSouth.digital, qui réunit trois clusters existants (Novae LR, MCC, Pix LR), est présidée provisoirement par le dirigeant de Kaliop, Pierre Deniset, l’élection du CA définitif étant prévu en juin.

Selon Max Lévita, la Région a été « totalement absente » de la dynamique mise en oeuvre, à Montpellier, avec le soutien de l’Agglo de Montpellier, pour décrocher le label French Tech. « Elle n’a pas voulu y participer, ni de près, ni de loin ». Selon lui, le conseil régional ne s’est impliqué que dans un second temps, à l’instar des banques et des grands comptes, dans « l’écosystème » de la French Tech. « La Région est mécontente de savoir (la filière du numérique) proche de la Métropole, assure Max Lévita. Elle a donc convoqué les présidents des trois associations pour leur dire : "vous êtes trop proches de la Métropole. Vous n’allez faire qu’un seul cluster, que nous allons financer" ». L’élu montpelliérain dénonce un « fonctionnement lamentable » qui a, selon lui, deux conséquences : « mettre en danger le label French Tech » et « emmerder les entreprises avec les querelles des politiques ». Quant à savoir si la création d’un seul cluster est pertinente, Max Lévita se dit « prêt à participer à tout ce qu’on voudra. Mais qu’on nous y invite. Et qu’on y invite aussi les collectivités, comme les Agglos de Nîmes ou Narbonne, qui ont une filière numérique sur leur territoire ».

Mardi 24, un clash a eu lieu au sein de l’association Novae LR. 10 membres sur 17 du conseil d’administration ont refusé, selon nos informations, de rejoindre le nouveau cluster FrenchSouth.digital. « Nous avons déjà plusieurs fonds publics et privés qui nous ont prévenu de leur soutien », a assuré un membre de l’association à La Lettre M.

Henri Frasque
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