À Montpellier, pas d’impact significatif sur l’environnement pour la Zac Ricardo Bofill mais un risque d’inondation
Dans son avis relatif au projet de zone d’aménagement concerté (Zac) Ricardo Bofill* à Montpellier daté du 28 août, la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAE) indique que le principal enjeu environnemental de ce site couvrant une superficie de 24 hectares réside dans « la présence d’un risque d’inondation et de ruissellement. » Le dossier déposé pour avis par Montpellier Méditerranée Métropole en juin dernier « comporte une étude hydraulique démontrant que le projet améliore la situation vis-à-vis de ce risque. » La Zac s’étend du centre-ville de Montpellier (Écusson) aux rives du Lez (quartier Antigone).
Risques naturels
Concernant les risques naturels, la MRAE signale par ailleurs que dans le cadre des études préalables à la révision du plan de prévention des risques d’inondation (PPRI) de Montpellier, « l’étude d’aléas par débordement du Lez est en cours d’actualisation par la DDTM 34 (Direction départementale des territoires et de la mer, NDLR) et fera l’objet d’un porter-à-connaissance à l’automne 2024. Ces éléments devront être pris en compte dans les études hydrauliques détaillées qui seront menées lors des phases ultérieures de réalisation de la Zac. » Au regard de ces éléments, et sans avoir pu analyser le dossier d’évaluation environnementale de « manière exhaustive », la MRAe estime que le projet de création de la ZAC Ricardo Bofill « n’est pas susceptible d’engendrer des incidences résiduelles significatives sur l’environnement. » De son côté, l’ARS Occitanie (agence régionale de santé) émet un avis favorable au projet, « sous réserve de prévoir des mesures de lutte contre la prolifération d’espèces envahissantes “nuisibles“ telles que l’ambroisie, la chenille processionnaire ou le moustique tigre », précise l’Autorité environnementale.
*Du nom de l'architecte catalan ayant conçu le quartier Antigone décédé en 2022











