[Mipim 2025] Michaël Delafosse : « Montpellier doit continuer à porter un message conquérant »
« Notre présence au Mipim est très importante pour défendre et vendre ce territoire », explique le 12 mars le président de Montpellier Méditerranée Métropole et maire de Montpellier pour justifier la participation de la collectivité au salon international de l’immobilier. Alors que de grandes métropoles telles que Bordeaux ou Toulouse ont fait le choix de ne pas participer à cet évènement, l’élu héraultais défend sa décision : « Montpellier doit continuer à porter un message conquérant auprès des investisseurs en leur présentant notre stratégie de développement. Ici se joue une part de notre internationalisation. Au-delà, il s’agit de contribuer à la création d’emploi et de richesses en favorisant l’implantation d’entreprises. »
L’élu héraultais a profité de ce rendez-vous pour évoquer les grands projets de la métropole en matière d’urbanisme ou de mobilités.
Nouveau Plui-Climat soumis au vote le 16 juillet
Premier sujet abordé, le futur Plui-Climat (plan local d’urbanisme intercommunal). « Près de 10 % de la population s’est exprimée dans le cadre de l’enquête publique organisée du 29 janvier au 28 février dernier, avec des contributions des promoteurs, des bailleurs sociaux, des étudiants et de l’État. Nous allons intégrer les observations formulées dans le cadre de cette procédure à ce document, explique Michaël Delafosse. Nous devons donner un cadre de développement stable aux acteurs économiques et aux habitants. Après 10 ans d’élaboration, ce Plui-Climat sera soumis au vote des élus le 16 juillet prochain. Il fixera notre feuille pour les 20 prochaines années. Ce sera donc un conseil majeur pour ce territoire avec le règlement de deux problématiques majeures de ce territoire. Une délibération portera en effet également sur la question du traitement des déchets avec le projet de transformation de l’unité de méthanisation Amètyst. »
Les Folies continuent
Autre thématique liée à l’urbanisme, les Folies montpelliéraines. Lancés en 2022, « ces projets architecturaux créent le patrimoine du XXIème siècle », rappelle Michaël Delafosse. « Mais dans un contexte de crise de l’immobilier, ces Folies affrontent une conjoncture difficile ! Or ce serait encore plus dur si nous n’avions aucun projet de ce type. Dès le 17 juillet, soit le lendemain du vote du Plui-Cimat, nous signerons les permis de construire de plusieurs opérations, dont les Folies Ovalie et République. »
Défense des projets de mobilités
« Avec l’arrêt du chantier de l’A69, la France des procédures détruit la France des projets », commente le président de Montpellier Méditerranée Métropole en évoquant l’impact que pourrait avoir cette décision de justice sur les grands projets structurants du territoire en termes de mobilités. « À ce titre, le contournement ouest de Montpellier (Com, NDLR) doit se faire. L’État a toujours été constant dans son soutien à cette opération. Je m’exprimerai prochainement sur ces dossiers comme la LNMP (ligne nouvelle Montpellier-Perpignan, NDLR) ou le Serm (Service express régionaux métropolitains, NDLR). Nous ne pouvons pas fragiliser notre développement à horizon 2035-2040 en ne réalisant pas ces opérations. Dans le cas contraire ce serait un échec collectif qui fragiliserait notre attractivité économique. L’ex-Languedoc-Roussillon ne doit pas rester le territoire le plus pauvre de France faute d’infrastructures de transport. »











