MerciYanis veut lever des fonds pour accompagner sa croissance
La start-up haut-garonaise MerciYanis, qui utilise l’internet des objets pour aider les services généraux des entreprises et institutions à « mieux gérer leurs locaux », prévoit de lever 3 M€ pour « accélérer », indique à La Lettre M Guillaume Blanc, cofondateur. Le projet, déjà évoqué mi-2021 dans nos colonnes, ne constitue cependant « pas une urgence » pour l'entreprise qui - avec un CA de 800 k€ en 2022 (contre 249 k€ en 2021) - est « quasiment rentable ». Il permettrait néanmoins à la start-up de 15 salariés, qui envisage cinq recrutements cette année, de « creuser d'autres verticales » et de « prendre le leadership français sur le marché tertiaire, avec 10 M€ de CA annuel, avant de se tourner vers l'export ».
Une centaine de clients actifs
Fondée en 2019, MerciYanis, qui fait partie de l’écosystème IoT Valley, à Labège, déploie une plateforme reliée à des capteurs installés dans les locaux des grandes organisations, permettant d’optimiser la maintenance multi-technique, le service aux occupants et la propreté des espaces utilisés. « Aujourd'hui, les entreprises veulent faire revenir leurs collaborateurs au bureau, constate Guillaume Blanc. Pour cela, elles doivent leur offrir une véritable expérience de travail. Par ailleurs, elles ont besoin de mieux mesurer le taux d'occupation des espaces, d'intervenir au bon endroit et au bon moment, tout en favorisant leur sobriété énergétique. Dans le futur, les entreprises auront moins de mètres carrés, mais ce seront des mètres carrés d'exception. » Cette nouvelle donne porte mécaniquement la croissance de la jeune pousse, qui revendique une centaine de clients actifs, avec des références comme Danone, la Société Générale, le Crédit Agricole, TotalEnergies, EDF et la Fnac. « Nous travaillons principalement pour de grands comptes, explique le dirigeant. Notre solution est en effet pertinente à partir de 500 salariés. Pour le moment, nous sommes plutôt positionnés sur le marché tertiaire, mais nous envisageons de nous développer également dans l'industrie et le secteur hospitalier. »
Enrichir sa solution
Des ambitions plurielles qui amèneront la société, présente en France, mais aussi en Suisse, en Grande-Bretagne et en Italie, à enrichir sa solution. « Nous développons actuellement une nouvelle brique dédiée à la RSE, indique Guillaume Blanc. Les applications potentielles sont nombreuses. Par exemple, dès le 1er janvier 2024, tout le monde aura l'obligation de trier ses bio-déchets ; via la collecte et l'analyse de la data, nous pouvons aider les entreprises à suivre les pesées, à déterminer les espaces à nettoyer, etc. Notre offre s'enrichit ainsi au fil des évolutions réglementaires et des besoins exprimés par nos clients. » Dans un futur proche, MerciYanis envisage par ailleurs d'utiliser l'intelligence artificielle pour favoriser la maintenance prédictive. La start-up a déjà levé 1 M€ début 2021.











