Menacés de licenciement, les salariés du CIF Méditerranée manifestent à Montpellier

La quasi totalité des 250 salariés du Crédit Immobilier de France (CIF) Méditerranée (une centaine en L.-R.), menacés de licenciement après la suspension, fin août par l’Etat, de l’activité de crédit de la banque (2 500 salariés à l'échelle nationale), ont manifesté ce lundi 24 septembre dans les rues de Montpellier.
Le cortège a démarré du siège administratif (immeuble Jacques Cœur, quartier Port Marianne) à 14h. Une délégation a été reçue dans l’après-midi à la préfecture par le cabinet du ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, en déplacement dans l’Hérault. « Pour l’instant, l’Etat nous demande une gestion en extinction (gestion de l’encours des prêts, sans production de nouveaux crédits, NDLR). On attend des pouvoirs publics qu’ils amènent un plan B, déclare Philippe Halèse, délégué syndical Unsa, à La Lettre M. CIF pourrait devenir l’acteur du crédit pour une clientèle sociale. Notre cœur de cible gagne entre 1,5 et 3 Smic. Nous voulons pouvoir continuer à financer ces gens-là. D’autant plus qu’à partir du 1er janvier 2013, avec les normes Bâle 3, ces gens-là ne pourront plus accéder à la propriété. » Et, d’après Philippe Halèse, la disparition du CIF détruirait « 40 000 emplois induits, dans la construction, les agences immobilières et les TP ».
« CIF Méditerranée en L.-R., c’est 300 M€ par an de crédits aux particuliers, dont 100 M€ pour les constructeurs de maisons individuelles », déclarait début septembre dans nos colonnes Dominique Guérin, administrateur national du CIF et président du CIF Méditerranée.
* 240 collaborateurs en L.-R. et Paca, 18 agences sur l’arc méditerranéen.










