Medef Hérault Montpellier : entre expérimentations et accompagnement
La commission Lab 2030 du Medef Hérault Montpellier travaille sur un process de co-recrutement « pour aider les entreprises à identifier des talents et les garder ensuite sur le territoire », explique Jean-Marc Oluski, le président, le 10 janvier devant la presse. L’expérimentation sera lancée en juin avec la création d’une marque employeur collective et par la définition d’un certain nombre de critères caractérisant un talent. « Les statistiques révèlent que dans les start-up et autres entreprises technologiques les talents partent au bout de trois années. Il faut les retenir », explique le président du Medef Hérault Montpellier qui propose de fidéliser certains profils au territoire en changeant seulement d'employeur.
Corpworking
En partenariat avec Action logement, le Medef Hérault Montpellier souhaite également encourager le « corpworking », en identifiant un bâtiment pour en faire des bureaux qui accueilleraient des salariés souhaitant rapprocher leur lieu de travail de leur domicile. « Plutôt que d’aller travailler à Montpellier, ces salariés iraient à Lodève ou Clermont-l’Hérault », donne en exemple Jean-Marc Oluski.
1 000 adhérents
Parallèlement, le syndicat patronal annonce renouveler la Ref Hérault le 7 septembre prochain, toujours aux Grand Chais à Mauguio. « Suite à cet événement, nous avons accueilli près de 100 nouveaux adhérents », signale le président dont l’objectif est d’atteindre les 1 000 adhérents cette année. Quant à la future agence économique de la Métropole de Montpellier, Jean-Marc Oluski estime « que ce sont les entreprises qui sont les mieux placées pour dire ce dont elles ont besoin. La présence du Medef au sein de la gouvernance de cette agence est indispensable ! »
Réforme des retraites
Aligné sur les positions nationales, le syndicat patronal Medef Hérault Montpellier approuve le projet de réforme de retraite hormis l’index sur l'emploi des seniors. « Au lieu de simplifier, on complique les choses », regrette Jean-Marc Oluski. En ce début d’année, la question du coût de l’énergie est sur toutes les lèvres : « certains entrepreneurs s’interrogent sur l’opportunité de se lancer dans un process d’industrialisation, voire se demandent s’il ne vaudrait pas mieux partir aux États-Unis ! » Pour autant, la résilience reste de mise chez la majorité des adhérents « qui souhaiteraient toutefois davantage d’aide pour leur transition écologique. Aujourd’hui, tout prend du temps. » Et le climat des affaires? « Un peu bizarre, comme à l'époque de la “drôle de guerre“ : les recrutements ne faiblissent pas, les carnets de commandes des cabinets RH sont pleins mais il ne faudrait pas une étincelle... »










