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Région Occitanie
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Communication - Médias
| 25/09/2018

Masters de La Lettre M : les à-côtés

Que retenir des Masters de La Lettre M, ce lundi soir à Montpellier ? Outre le palmarès, et une affluence des grands jours, beaucoup d’à-côtés, comme cette poignée de mains hors projecteurs, juste avant de monter sur scène, de Philippe Saurel, maire DVG de Montpellier, à Carole Delga, présidente PS de la Région. Ou encore, des interventions remarquées. Morceaux choisis (et non exhaustifs !).

Blandine Mulliez, présidente de la Fondation Entreprendre, présidente de la cérémonie des 23e Masters : « Les Masters de La Lettre M sont un événement économique sérieux, c’est la raison pour laquelle j’ai accepté la proposition du rédacteur en chef, lorsqu'il est venu me voir à Paris. Notre Fondation promeut la dignité par l’emploi. L’emploi donne accès à culture, à la science, à la santé, à l’éducation des enfants. L’emploi, pour moi, c’est de santé publique ! Je viens de Lille, vous êtes à Montpellier : l’économie, c’est toute la France. »

Philippe Saurel, président DVG de Montpellier Méditerranée Métropole : « Le chômage a baissé depuis 2014 dans la métropole, et c’est avant tout aux entrepreneurs que nous le devons. » Interrogé par Alexandre Léoty, brillant animateur de la soirée et journaliste à La Lettre M, sur la faisabilité du stade de football Louis Nicollin : « Je tiendrai ma promesse contre vents et marées. Si les gens me chassent (en 2020, lors des élections municipales, NDLR), je respecterai le choix de la démocratie. Autrement, j’irai jusqu’au bout. La première pierre sera posée en juin 2019, le jour du coup d’envoi de la coupe du monde féminine du football, qui se déroulera en France. La jauge du stade sera comprise entre 28 000 et 34 000 places. »
Sur la coopération avec les agglomérations voisines. « On manque de foncier pour installer les entreprises dans la métropole. Même si nous agrandissons les zones d’activités, ça ne suffit pas pour répondre à la demande. Avec des conventions avec les agglomérations voisines, telles que Nîmes, Sète, Alès, le Grand Pic-Saint-Loup, Lunel ou le Pays de l’Or, nous comptons faciliter la délivrance de foncier aux entreprises qui le souhaitent. Nous prenons en compte de la grande aire d’influence de Montpellier, sans parler de parti politique. »

Carole Delga, présidente PS de la Région Occitanie : « Le plan Littoral 21 doit donner un avenir au littoral languedocien, et démontrer que l’on peut concilier développement économique et préservation environnementale. Il y a bien sûr La Grande-Motte et son projet de ville-port, mais aussi le site artificiel au large d’Agde, des écoconstructions dans les Pyrénées-Orientales, des projets d’habitat flottant à Gruissan… » Sur l’agence régionale de développement économique Ad’Occ, qu’elle préside : « J’ai décidé de fusionner les six anciennes agences en une seule. Nous mettons en place un dispositif avec un guichet unique. Ce travail se fait en lien avec les communautés d’agglomération et le réseau consulaire. » Interrogée lors du cocktail sur la poignée de mains avec Philippe Saurel, au début des Masters, et les déclarations plutôt positives de ce dernier à son encontre lors du dernier conseil métropolitain, le 20 septembre, Carole Delga a ironisé : « On se serre la main, mais on ne se fait plus la bise. Quand il affirme que le tramway desservira la gare Sud de France en 2021, j’ai du mal à y croire : l’enquête publique n’est pas lancée ! Or, il faut une enquête publique, même pour un prolongement d’une seule station. »​

Urbasolar (photovoltaïque, Montpellier, prix régional). Stéphanie Andrieu, DG : « Nous avons beaucoup de problématiques à gérer : recrutement de 20 ingénieurs d’ici à 2019, financement de la dette et du BFR, optimisation du système d’information interne, problématiques liées à l’expansion à l’export (Philippines, Burkina Faso, Kazakhstan…). » Arnaud Mine, président, et compagnon de Stéphanie Andrieu : « La France n’est pas un pays doué pour le changement. Ce qui nous attend dans notre domaine, l’énergie, c’est une révolution. Le système classique, à savoir une société d’État qui alimente des millions de consommateurs, vole en éclats. Avec la possibilité de créer de l’énergie en tous points du réseau, beaucoup d’innovation apparaît, avec de la technologie, du stockage, et une division des coûts par 20 en dix ans. On atteint la parité réseau. La planète se fait grâce au solaire. Nous devons être rapides, véloces, avec une stratégie claire. »

Érick Gay, Valeco (énergies renouvelables, master de la création d’emploi)
« Je suis candidat pour couvrir le nouveau stade de football ! (rires dans la salle) Ça permettra aux français d’aimer les énergies renouvelables. En France, aime-t-on vraiment les énergies renouvelables ? Quand je vois le ministre de l’Écologie qui démissionne… Il y a encore beaucoup de capacités à développer. Les problèmes d’autorisations administratives et de délais demeurent. »

Alexandre Vachet, Union Matériaux (distribution de matériaux de construction, Master de la gestion Ressources Humaines)
« Notre métier n’est pas le plus sexy ce soir ! Alors, on est toujours à la recherche d’innovations RH pour impliquer les salariés, pour réfléchir ensemble, de façon collaborative. Des groupes de travail ont été mis en place pour construire le futur de l’entreprise, à horizon 2020-2022. »

Serge Massal, président de L’Arsoie (bas et collants en soie, Sumène -30, Master de la Culture client)
« Des stars comme Beyoncé et Rihanna achètent nos produits ! Nous avons aussi noué des relations culturelles avec Catherine Deneuve. Nous sommes la seule entreprise française de bas et collants à caractère familial. Nous lançons deux nouveaux pôles de production : vêtements et lingerie de nuit en soie. Nos métiers sont des métiers d’art, nous demandons le classement à l’Unesco, car nous sommes les héritiers du passé industriel de la région de Ganges. On a redémarré en 1999 des articles disparus depuis les années 60. Aujourd’hui, à travers les réseaux sociaux, nous vendons des robes en prêt-à-porter, des pulls sans couture, des nuisettes. L’idée est que les consommatrices établissent elles-mêmes leur collection. »

Mathilde Boulachin, Pierre Chavin (viticulture, Béziers – 34, Master de l’export)
« Personne ne nous attendait dans l’univers du vin. On a tout misé sur la différenciation, le marketing de la demande, les nouvelles technologies et l’innovation. Nous sommes une start-up du monde du vin, on est atypiques ! Il y a beaucoup de savoir-faire ici. Pourquoi limiter les savoir-faire aux frontières hexagonales ? (Se tournant vers la salle) Je vous invite à exporter, à sortir de nos frontières, à utiliser le monde comme terrain de jeu ! »

Cid Plastiques (plasturgie, Valergues – 34), Coup de cœur de la rédaction. La PMI créée par Isabelle Cebron et aujourd’hui dirigée par sa fille, Marina Cebron, est en train de mettre en place une nouvelle gouvernance, avec la nomination de Julien Crespon, ex-responsable qualité, au poste de de directeur adjoint. « On change tout ! », résume Isabelle Cebron, fondatrice de l’entreprise et présente hier soir sur scène, comme un aurevoir élégant à un monde économique qu'elle côtoie depuis 50 ans. 

La Lettre M remercie les 12 partenaires des Masters, sans lesquels l’événement n’aurait pas pu se tenir.

Hubert Vialatte / vialatte@lalettrem.net
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