Marcel Rainaud officialise son soutien à André Viola pour le remplacer
Marcel Rainaud a officialisé le choix d'André Viola, premier vice-président du conseil général de l'Aude et maire de Bram, pour lui succèder à la présidence du Département, lors d'une conférence de presse, lundi 20 septembre. Comme il l’a annoncé dernièrement à ses pairs, il quittera l'institution départementale en mars prochain, mettant ainsi fin à une longue carrière politique locale. Il conservera toutefois son mandat de sénateur de l'Aude.
André Viola, le dauphin
« Comme Raymond Courrière, je crois au renouvellement de la classe politique. Et l’échéance de 2014 ne m’a pas fait changer d’avis contrairement à d’autres » a-t-il déclaré. « Ce choix ne s’est pas fait à la légère. Je lui ai demandé de conduire le projet Audevant, qui servira de cadre à la politique territoriale et économique de l'Aude pour les dix prochaines années », explique-t-il. Toutefois, pour ne pas évincer les élus en place, Marcel Rainaud a annoncé que les conseillers généraux de la majorité et les candidats socialistes se réuniront le 4 octobre prochain. « À l'issue d’un scrutin, les militants entérineront le 2 décembre le choix du futur président », indique-t-il, car « ce n'est pas le fait du prince ». « J'ai choisi André Viola, explique-t-il, car je l'ai regardé travailler. J'ai apprécié sa façon d'aborder les dossiers ».
Satisfait de son action
Après treize années passées à la tête de l'exécutif départemental et 23 ans au sein de l’institution, Marcel Rainaud se dit « satisfait de l'action politique menée », en particulier d'avoir vu Carcassonne et Narbonne, deux villes de droite, tomber dans l'escarcelle du parti socialiste. En revanche, il reste meurtri par les inondations des 12 et 13 novembre 1999. « Des images qui m'ont marqué pour la vie mais qui ont été compensées par un élan de solidarité sans précédent », commente-t-il. Alors qu’il s'est toujours positionné en faveur de l'aménagement de la Zac pour le projet de golf de la Royale à Villardonel, il craint que la polémique ne débouche sur un risque juridique. Dernier regret : « ne pas pouvoir inaugurer le centre d’enfouissement de Lassac. Mais je vais présider une réunion visant le rapprochement du Sidom et du Smictom, pour en faire qu’une seule structure », assure-t-il.
Des projets sur les rails
Même s’il prévoit de quitter sa fonction, il n'oublie pas les projets qui devront guider les actions futures, en particulier ceux qui touchent la politique de l'eau, la solidarité envers les personnes dépendantes et les jeunes à travers les collèges ou halles de sport, ou encore le développement des énergies renouvelables avec la création d’une agence locale de l’énergie et enfin, les transports avec la LGV. « il semblerait que la nouvelle ligne passe à l’ouest de Narbonne » a-t-il indiqué. « Je crois encore à la viticulture et au développement du tourisme », a-t-il à nouveau martelé. Il a annoncé la création d’une maison de santé à Saint-Laurent-de-Cabrerisse, avant Salles-sur-l’Hers et Axat. Six maisons de retraites seront construites en 2011. Marcel Rainaud persiste à dire que l'échelon départemental est le plus à même de répondre aux besoins des populations. « Même si le Département risque de perdre la compétence générale, j’ai demandé à Marcel Martinez, aux chambres consulaires de travailler sur la création d’une cellule de développement économique afin de conduire des actions de façon regroupées notamment au niveau du financement », souligne-t-il. « Dans le cadre du budget 2011, il n’y aura pas d’augmentation d’impôt. Une lettre va être adressé aux maires en leur expliquant nos priorités : faciliter l’accès aux personnes handicapées aux bâtiments publics, favoriser les économies d’énergies, introduire dans les marchés publics une clause sociale ».










