Malgré l’opposition de plusieurs élus, le PLUi-C de Montpellier Méditerranée Métropole est adopté
Le projet de PLUi-C (Plan local d’urbanisme intercommunal - climat) de Montpellier Méditerranée Métropole (3M) est adopté par la majorité des élus métropolitains le 16 juillet. Validé en octobre 2024 par les maires des 31 communes concernées, ce document d’urbanisme destiné à se substituer aux PLU communaux en vigueur définit « les grandes orientations de développement » de ce territoire de près de 500 000 habitants et ses enjeux « dans une vision à une vingtaine d’années », indique 3M. Vingt-six élus dont plusieurs maires ont voté contre le PLUi-C, qui prévoit notamment la construction de près de 4 500 logements par an et l’urbanisation de 750 hectares de foncier.
Projets retirés
En mai dernier, le projet avait reçu un avis favorable des commissaires enquêteurs à l’issue de l’enquête publique organisée début 2025. Sur les 56 OAP (orientations d’aménagement et de programmation), quatre ont cependant reçu un avis défavorable entraînant le retrait de trois d’entre eux du PLUi-C qui vient d’être adopté. Ces derniers concernaient des projets majeurs d’urbanisation dans les communes de Vendargues, avec la construction de 850 logements, de Lattes (projet de 180 logements) et de Castelnau-le-Lez avec le transfert de la clinique du Parc. Une décision contestée par les élus des trois communes concernées, qui ont voté contre ce projet élaboré après un travail de dix ans. « Ce document nous amène à une impasse juridique et politique », a indiqué Frédéric Lafforgue, le maire de Castelnau-le-Lez, pour justifier sa décision. « Je vote contre ce PLUi-C afin que nous puissions le représenter en octobre en intégrant des modifications à ces quatre OAP », abonde Cyril Meunier, le maire de Lattes. Autre personnalité à s’être prononcée contre, l’élue d’opposition montpelliéraine Stéphanie Jannin estime que ce document « n’est pas à la hauteur des enjeux et des attentes, ni même conforme aux exigences procédurales » en pointant l’absence de concertation liée à son élaboration.
Soutenir la production de logements
« Nous sécurisons les projets retirés afin de les présenter ultérieurement », a par ailleurs précisé Stéphane Champay, maire du Crès et vice-président de 3M délégué à l'aménagement durable du territoire, l'urbanisme et la maîtrise foncière, après avoir rappelé la pertinence et l’ambition de ce projet élaboré en concertation : « Ce document, qui fixe un cap ambitieux, va permettre de loger tous nos habitants. » Enfin, Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de 3M, souligne que le PLUi-C va permettre de garantir un aménagement « harmonieux, équilibré et solidaire » du territoire métropolitain. « Il ne faut pas passer outre l’avis défavorable d’une commission d’enquête, explique par ailleurs l’élu héraultais avant le vote. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas intégré ces trois OAP car leur sécurité juridique n’était pas assurée. Plus largement, nous avons intégré les aléas feu et inondation pour nous protéger face aux risques et allons réduire de 50 % l’artificialisation des sols. La production de logements va être soutenue et équilibrée en préservant les deux tiers des espaces métropolitains. » Le PLUi-C sera exécutoire dans un délai d'un mois.











