Malgré la baisse de l’offre, le marché toulousain du neuf reste dynamique
Sur les neuf premiers mois de l’année, 5 011 logements neufs ont été commercialisés dans l’aire urbaine toulousaine, soit 650 de moins par rapport à la même période de 2018 (- 12 %), selon le bilan présenté le 19 novembre par l’ObserveR de l’immobilier toulousain (président : Jean-Philippe Jarno). « Signe d’une demande toujours aussi forte, les ventes à l’unité se maintiennent à 4 980 logements vendus, soit une légère baisse de 2 % par rapport à 2018 », commente le représentant de l’observatoire du marché local. Toulouse concentre près de la moitié de l’activité, avec 2 440 mises en vente au cours des trois premiers trimestres (- 12 %) et 2 756 logements commercialisés (+ 5 %), dont 1 814 ventes à investisseurs via le dispositif Pinel. « Mais avec 5 593 logements disponibles à la vente dans l’aire urbaine, l’offre reste limitée et représente 9,5 mois théoriques de stock (7,7 mois à Toulouse) », note Jean-Philippe Jarno, par ailleurs directeur général d’Urbis Réalisations. Principale explication avancée pour justifier cette baisse des mises en vente, « un contexte pré-électoral peu propice à la délivrance de nouveaux permis de construire ». Conséquence de ce décalage entre le manque d’offre et une demande toujours aussi soutenue, le prix au m2 des logements collectifs continue de grimper avec une moyenne de 3 836 €, en hausse de 5 % sur un an. Autre constat, la hausse des ventes en accession aidée, soit 882 unités, dont plus de la moitié réalisée en PSLA (prêt social location accession). « Le niveau des ventes devrait globalement se maintenir par rapport à 2018 avec une prévision de 8 400 logements neufs commercialisés cette année », commente Stéphane Aubay, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) Occitanie Toulouse Métropole.










