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Industrie
| 17/05/2013

Maintenir des activités de R&D à Toulouse

Les experts auxquels Arnaud Montebourg,
ministre du redressement productif, avait confié une mission sur l’avenir du site de Sanofi à Toulouse, ont remis leurs conclusions et préconisent le maintien d’activités de R&D. Jean-Pierre Santouil et François Amalric (ancien directeur de l’Institut de Pharmacologie et de Biologie structurale - IPBS), justifient en effet le maintien d’une activité de recherche et développement sous la bannière Sanofi. A charge pour le laboratoire de s’engager sur une période minimum de 5 ans, afin de pérenniser un projet qui prévoit une réorganisation du périmètre de ce site de recherche.
Globalement, les solutions avancées devraient permettre, selon les rédacteurs du rapport, de sauvegarder plus de 400 emplois. Une début de réponse pour les 614 salariés du site toulousain, dans l’incertitude depuis juillet 2012, date de l’annonce de la réorganisation du groupe.

Un centre d’Open Innovation. Principale mesure préconisée : Toulouse deviendrait pour Sanofi un site exploratoire pour identifier de nouveaux candidats médicaments et pour valider des molécules avant la signature de contrats de licences ou de co-développement, dans le cadre d’un centre d’«Open Innovation», avec 250 emplois à la clef. Une soixantaine d’emplois, pour les fonctions support, complèterait le dispositif. 80 départs anticipés à la retraite ont par ailleurs été estimés, ainsi que des transferts de postes vers les sites de Vitry et de Lyon, dont la recherche sur les maladies infectieuses.

Création d’entreprises et de laboratoires communs. Le rapport propose par ailleurs une stratégie de soutien et d’accueil à la création d’entreprises innovantes. Un projet de «spin-off», avec 80 emplois à la clef, est sur les rails : baptisé E2C, il serait positionné sur le développement de solutions thérapeutiques pour le traitement du cancer, en prolongement de travaux de recherche déjà engagés avec des équipes de l’Institut Claudius Régaud. 5 autres projets de start-up, portés par des salariés du site, ont aussi été identifiés, pour une trentaine d’emplois supplémentaires. Le rapport de Jean-Pierre Saintouil propose également de soutenir la création de nouvelles structures communes avec les milieux académiques locaux, de type laboratoire commun. Ces structures pourraient bénéficier d’un soutien des collectivités locales.
Un rapport plutôt bien accueilli du côté de la direction du groupe, qui a déclaré, par la voix de Christian Lajoux, président de Sanofi France, vouloir en faire sa feuille de route pour les 5 ans à venir. A suivre.

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