L'Université de Toulouse lance le Pôle universitaire d’innovation
L’Université de Toulouse, présidée par Michael Toplis, lance le 21 octobre le Pôle universitaire d’innovation de Toulouse (UT Innovation). Comme les 28 autres PUI en France, il vise à favoriser le développement de partenariats entre le monde académique et les entreprises et s’inscrit dans le plan France 2030, qui consacre 165 M€ à la constitution des PUI. « Nous avons une obligation de produire de l’innovation, estime Stéphanie Limouzin, présidente d’UT Innovation. Si nous voulons accélérer plus vite que les concurrents, la collaboration avec le monde de la recherche est majeure. » UT Innovation compte 15 établissements d’enseignement supérieur, 7 organismes nationaux de recherche, plus de 140 laboratoires et 4 000 doctorants.
Doubler le nombre de JEI
Chaque année, 50 jeunes entreprises innovantes (JEI) sont créées en Occitanie, pour un total de 400 actuellement. « Grâce à UT Innovation, nous souhaitons doubler ce nombre et maintenir un haut niveau de R&D », indique Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région en charge de l'Enseignement supérieur, de la recherche, de l'Europe et des relations internationales. L’élue rappelle que le Conseil régional mobilise 15 M€ dans les dispositifs de ce programme universitaire. Avec UT Innovation, il existe désormais deux PUI en Occitanie, puisque celui de Montpellier fait partie des cinq sites pilotes choisis pour tester le modèle il y a un an. Ce PUI, qui s’appuie sur le périmètre sur l’Université de Montpellier, a déjà mis en place plusieurs actions, comme la création de l’incubateur Initium interne à l’université et l’accélération sur l’initiative Companies and Campus pour accueillir dans le campus des entreprises venant mener des projets collaboratifs. Les deux PUI vont aussi partager un outil de présentation des plateformes technologiques ouvertes aux entreprises, qui vise à recenser les moyens d’essais auxquels les sociétés de la région peuvent accéder dans le monde académique.
3,7 % du PIB consacrés à la R&D
« Quand on veut régénérer un tissu économique, maintenir sa performance et son attractivité, il faut pouvoir transférer la technologie produite par la recherche vers les entreprises et être en capacité de répondre aux besoins nouveaux des territoires », poursuit Nadia Pellefigue. D’après la vice-présidente de la Région, l’Occitanie est la première région française en termes d’intensité de recherche, puisque 3,7 % du PIB sont consacrés à la R&D. « Nous avons aussi un nombre de brevets plus importants que d’autres territoires, car nous représentons 10 % des brevets français, contre 8 % du PIB », ajoute-t-elle. L'élue alerte néanmoins sur la suppression du crédit d'impôt innovation (CII) et du volet social du statut de JEI prévue dans le projet de loi de finances pour 2025.











