Pyrénées-Orientales
Education - Formation
L’Université de Perpignan sera sur tous les fronts en 2013

« Nous avons poursuivi et intensifié notre politique de CDIsation des contractuels avec 61 passages de CDD en CDI en 2012 et une programmation de 17 nouveaux CDI en 2013 », annonce, Fabrice Lorente, le président de l’Université de Perpignan Via Domitia lors de ses vœux le 21 janvier. 2012 a été la première année de plein exercice des Responsabilités et Compétences Elargies (RCE) autrement dit l’autonomie des universités.
La maîtrise budgétaire
« Ce passage aux RCE, je vous le rappelle, a engendré la dévolution de la masse salariale Etat dans le budget de l’établissement, passant de 25 M€ en 2011 à près de 70 M€ en 2012, précise le président, qui voit sa masse salariale atteindre 80% du budget. Cette dévolution nous oblige toutefois à maintenir un seuil de vigilance élevé et une gestion particulièrement rigoureuse. Nous avons mis en place des outils de pilotage performants. » Pour maîtriser sa masse salariale, l’université a limité le remplacement systématique des enseignants chercheurs partis à la retraite ou à la mutation, n’a pas renouvelé des contrats de PAST et maîtrisé sa politique indemnitaire. « En 9 mois, nous avons économisé ainsi près de 2 M€ permettant de ne pas prélever sur notre fond de roulement », ajoute Fabrice Lorente. « La recherche et la formation ont bénéficié d’un rééquilibrage de leurs dotations. » Pour atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés, « les finances de l’UPVD doivent être seines. Plusieurs mesures seront mises en œuvre prochainement afin d’accroître nos recettes propres », indique le président, qui entend améliorer la campagne de collecte de la taxe d'apprentissage, valoriser patrimoine immobilier par la location de salles, ouvrir une boutique UPVD avant la fin de l'année universitaire et renégocier des partenariats antérieurs.
Les projets 2013
Pour 2013, Fabrice Lorente a tracé les grandes lignes de sa politique pour l’université. Le président réaffirme son soutien à la recherche, qui se concentre sur l’environnement, le développement durable, les énergies renouvelables et la Méditerranée, mais aussi aux écoles doctorales. Ce soutien se traduira par « une augmentation du pouvoir d’achat des laboratoires », mais aussi le recrutement d’une chargée de communication spécialisée dans la promotion de la recherche, permettent à l'UPVD de développer son image à l'extérieur, de faire connaître la richesse et la diversité de ses activités dans ce domaine. Le président fonde beaucoup d’espoir sur la fondation universitaire qui « doit prendre encore une nouvelle dimension en 2013 pour participer activement au rayonnement de nos activités » ainsi que sur le projet Miro (5,5 M€) qui repose sur un nouveau concept d’enseignement débouchant sur un Master européen (thème : valorisation touristique des patrimoines). Après avoir inauguré en décembre le bâtiment Staps à Font-Romeu, l’université va poursuivre la rénovation et la sécurisation des bâtiments B et C, l’amphi 3, mais aussi de l’IUT, de la BU. « Nous construirons un centre de santé pour nos étudiants et personnels …nous améliorerons les espaces de vie étudiante. Nous inaugurerons également en 2013 le tout nouveau bâtiment dédié au "Droit de l'urbanisme et de l'immobilier" à Narbonne » poursuit le président.
Renforcer les rapprochements régionaux, euro-régionaux
2 013 sera aussi marquée par la construction du contrat quinquennal recherche et formation de l’établissement. « Les enjeux sont importants. Nous construisons cette année le visage de l’UPVD à l’horizon 2020 », souligne-t-il, en insistant sur le renforcement de l’accompagnement à l’insertion professionnelle des étudiants. « La préparation de ce contrat, c’est aussi l’occasion d’encourager un rapprochement fort et significatif avec les autres universités présentes en Languedoc-Roussillon … certains laboratoires actuels ou en création prendront ainsi une dimension régionale, précise-t-il. Il s’agira également d’envisager des co-habilitations de diplômes de licence et de master avec les universités montpelliéraines mais également l’observatoire de Banyuls, antenne de Paris 6. Nous poursuivrons et accompagnerons également les collaborations avec les autres universités de l’euro-région, notamment des îles Baléares et de Gérone. »










