L'UIMM MP-Occitanie et l'UIMM Méditerranée Ouest fusionnent
L'UIMM MP-Occitanie et l'UIMM Méditerranée Ouest fusionnent au 1er janvier 2026 pour devenir l'UIMM Occitanie. Après ce rapprochement des deux chambres syndicales territoriales de la métallurgie, il demeurera deux entités non fusionnées : l'UIMM Adour Pyrénées et l'UIMM Gard-Lozère. « Nous avons commencé par mener un travail sur les deux plus grandes chambres car c'était le plus difficile, explique Didier Katzenmayer, président de l'UIMM MP-Occitanie, interrogé par La Lettre M sur une possible fusion totale. Pour la suite, nous verrons si les autres souhaitent nous rejoindre. » Au total, le réseau régional des UIMM, désormais réuni sous la marque ombrelle « Terres d'Occitanie », représente 877 entreprises, avec 95 123 salariés.
Ce projet de fusion, déjà annoncé aux adhérents de l'UIMM MP-Occitanie en juillet dernier, sera présenté à ceux de l'UIMM Méditerranée Ouest le 25 septembre. « Le processus est naturel, estime Eric Fouillot, président de l'UIMM Méditerranée Ouest, par ailleurs directeur des relations institutionnelles du producteur indépendant héraultais d'énergie renouvelable Qair. Nous nous entendons très bien et travaillons ensemble depuis des années. Ce rapprochement nous permettra de mutualiser nos forces pour accompagner l'industrie métallurgique dans l'ensemble du territoire. Nous deviendrons ainsi la deuxième chambre syndicale territoriale de France. »
Complémentarité et équilibre
Premier du genre à l'échelle nationale de par son ampleur, ce redimensionnement est le résultat d'un travail de fond enclenché de longue date, souligne Didier Katzenmayer, qui est par ailleurs directeur aux affaires industrielles d'Airbus Operations SAS. « En termes d'activité industrielle, nous avons une histoire plus prégnante, c'est vrai, dans l'ex-Midi-Pyrénées, en particulier avec l'aéronautique, reconnaît-il. Mais l'ex-Languedoc-Roussillon dispose d'atouts dans le champ des énergies que nous ne retrouverons pas forcément en ex-MP. Nous sommes très complémentaires ; il est donc opportun de s'associer. Le combat Toulouse-Montpellier n'a pas lieu d'être ; nous avons balayé tout cela. L'objectif est d'être plus forts ensemble en termes de maillage territorial. » Pour cela, la future UIMM Occitanie s'appuiera plus fortement sur ses présidents d'antenne, représentant des territoires spécifiques, dans une logique de proximité. « Neuf d'entre eux – sur onze au total – n'évoluent ni dans l'aéronautique ni dans les énergies renouvelables, insiste Didier Katzenmayer. Notre volonté est de représenter tous les secteurs de la métallurgie. »
Cette nouvelle organisation suggère la mise en place d'une gouvernance repensée, avec un(e) président(e), un(e) premier/première vice-président(e), un(e) vice-président(e) France industrie et interprofession, un(e) vice-président(e) emploi-formation, ainsi que des président(e)s d'antenne. Les deux présidents actuels seront-ils candidats ?, s'interroge La Lettre M. « Nous ne sommes pas encore dans cette phase, répond Didier Katzenmayer. Nous verrons qui souhaitera se présenter. » La fusion, si elle vise une meilleure efficacité et la mutualisation de bonnes pratiques, ne devrait pas générer directement d'économie d'échelle. « Aucun poste n'est retiré et les équipes restent où elles sont », insiste Christophe Meyruey, délégué général. Soit environ 200 personnes au total, incluant 155 salariés dédiés aux outils de formation.











