L’OPH Perpignan Roussillon rattachée à l’Agglo en 2011
L’Agglomération de Perpignan a voté, le 12 juillet, en faveur du rattachement de l'OPH Perpignan Roussillon à l’Agglo. Effectif début 2011, il vise à doter l'EPCI « d’un outil de production de gouvernance communautaire » en prévision « de la nouvelle programmation de logements sociaux de l’Etat pour les six prochaines années », selon François Calvet, député-maire du Soler et vice-président de l’Agglo en charge du logement. Partenaire de l’Agglo depuis 2007, le conseil d’administration de l’OPH Perpignan Roussillon s’est prononcé favorablement, le 7 juin dernier, à ce rattachement. Il « se fera après délibération de la ville de Perpignan et sur décision du préfet à l’horizon de janvier-février 2011. Cela ne nous empêchera pas de nouer des partenariats avec d’autres opérateurs » annonce François Calvet.
Depuis 2006, l’Agglo de Perpignan agit sur le logement social par le biais de la gestion déléguée de la pierre, le fonds d’intervention foncière (1 M€ par an), la garantie des prêts à hauteur de 60 à 70 % et l’Etablissement public foncier local. « Sur les 26 communes de l’agglo, 13 communes s’engagent dans la construction de logements sociaux, poursuit François Calvet. Il s’agit de tendre vers les 20 % de logements sociaux requis par la loi SRU et d’assurer la diversité de logements sur le territoire. Les maires, même ceux qui ne sont pas concernés par la loi, sont réceptifs à cette action menée par l’Agglo » souligne-t-il. « Ces opérations sont conduites sous l’autorité des maires », précise le président de l’Agglo, Jean-Paul Alduy. Alors que les objectifs fixés par la loi sont de 600 logements sociaux par an, « en 2009, 926 logements privés et publics ont été lancés, soit 27 000 m2 de Shon. Ils ont généré plus de 37 M€ de travaux et 500 emplois, assure-t-il. Pour 2010, 637 logements ont été déclarés par les opérateurs. On atteindra les objectifs du plan local de l’habitat ». « En s’appuyant sur nos outils qui s’étendront du foncier à la production, l’Agglomération projette de prendre en charge la réalisation de Zac communautaires », ajoute François Calvet. Deux sont actuellement à l’étude, l'une de 40 ha, à Peyrestortes, et une autre de 25 ha au Soler.
Le projet territorial de l’Agglo sous contrôle
Autre décision de l'Agglo : la création d'un Comité de surveillance et d'évaluation sur son projet territorial, en matière de développement durable. Présidé par Chantal Gombert, il sera doté d’un budget de 30 000 € et composé de 30 membres de la société civile, choisis pour leur expertise et leur engagement éco-citoyen. Parmi eux, on retrouve quelques chefs d’entreprises et têtes de réseau tels qu'André Joffre, Antoine Dominguez, Eric Vila, Patrick Marcotte, Jacques Font… « Ce comité aura la responsabilité d’observer les actions menées en matière de développement durable sur l’Agglo, de lancer des expertises et rendre un rapport annuel d’évaluation », explique Jean-Paul Alduy. « La mission de ce comité est indépendante et sera réalisée bénévolement par ses membres. Les moyens techniques et financiers sont apportés par l’Agglo », précise Chantal Gombert. « Ce comité qui constitue une nouvelle instance de consultation et de participation, pourra être saisi par la Ville de Perpignan et par l’Agglo », précise Dominique Schemla, vice-président de l’Agglo. La première réunion du CSE se tiendra le 9 septembre. Il se réunira ensuite tous les mois et tiendra une séance plénière tous les deux mois.










