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Hérault / Midi-Pyrénées
| | 7/12/2022

Loïc Soubeyrand (Swile) aux Masters Toulouse de La Lettre M : « Nous voulons créer un leader mondial dans le domaine de l’expérience employé »

Président de la cérémonie des Masters Toulouse de La Lettre M organisée le 6 décembre au centre de congrès Pierre-Baudis de Toulouse, Loïc Soubeyrand, fondateur de la licorne montpelliéraine Swile (1 000 salariés, CA prévisionnel 2022 : 140 M€) a évoqué sa vision de l’entrepreneuriat, du management ainsi que les projets de son entreprise spécialisée dans la dématérialisation du ticket restaurant et des avantages salariés. Morceaux choisis.

 

Six ans après avoir cédé (285 M€) sa première société Teads au groupe Altice, le dirigeant montpelliérain affirme sa volonté de positionner Swile en « leader mondial dans le domaine de l’expérience employé ». « Il y a en Occitanie le terreau pour monter des projets incroyables. Il ne faut pas avoir de complexe d’infériorité vis-à-vis des Parisiens », rappelle-t-il d’emblée. Une ambition appuyée par la reprise de Bimpli, filiale du groupe BPCE spécialisée dans les services et avantages salariés. Loïc Soubeyrand annonce ainsi l’entrée de BPCE au capital de Swile à hauteur de 22 % en échange de sa filiale, « la semaine prochaine ». « Un grand groupe et une start-up qui décident de s’associer, c’est hyper rare. Il faut de l’audace », commente-t-il au sujet de cette opération. De quoi lui permettre de séduire à terme « plusieurs centaines de milliers d’entreprises clientes dans le monde entier » en proposant une offre globale au service de leurs salariés. « Nous sommes en effet sur un modèle basé sur le volume. La vraie barrière à l’entrée de ce marché n’est pas l’innovation. C’est le financement, analyse Loïc Soubeyrand. Or, il ne faut pas oublier que les investisseurs parient avant tout sur des équipes. Si vous êtes hyper ambitieux, vous allez attirer des investisseurs hyper ambitieux ».
Le président des Masters Toulouse évoque aussi largement sa vision du management et de la conduite d’entreprise. « Si j’avais eu conscience, avant de me lancer, de tout le bazar que j’allais devoir gérer, je ne l’aurais sans doute pas fait ! souligne-t-il en revenant sur son parcours. Et chaque mur que vous prenez est l’opportunité de faire autre chose. Or, parfois, quand on est entrepreneur, on confond la résilience avec l’entêtement. » 

Valeurs

Autre constat selon lui, « dans une organisation d’entreprise, il faut partager une même vision et les mêmes valeurs. Il ne faut jamais faire de compromis sur ces valeurs, sinon, ça finit toujours mal. » Et d’ajouter qu’il « préfère mille fois que (s)es collaborateurs avancent de dix pas, quitte à en reculer de trois, plutôt qu’avoir peur et n’en faire qu’un seul. »
Toujours en termes de management, le dirigeant montpelliérain n’hésite pas à battre en brèche certains préjugés : « C’est bien beau de vouloir tout bouffer, mais ça ne vous apporte pas l’expérience. Les sociétés qui pratiquent le jeunisme se plantent d’un point de vue managérial. Car rien ne peut remplacer l’expérience ! Et arrêtons avec le cliché “Je vais être free-lance, donc plus heureux “. Très souvent, les personnes qui s'en vont du salariat ne vont pas chercher quelque chose, elles fuient quelque chose. Les entrepreneurs sous-estiment le coût des départs… Et si on avait plutôt misé sur la fidélisation de l’employé ? ». 

 

> Un diaporama de la soirée est disponible en cliquant sur ce lien.

 

 

David Danielzik / danielzik@lalettrem.net
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