À l'occasion des élections municipales, le Medef Haute-Garonne promet d'être « très actif »
Pierre-Olivier Nau, président du Medef Haute-Garonne, prévient, le 4 juillet devant la presse : à l'occasion des élections municipales de mars prochain, le syndicat patronal va être « très actif, très volontariste et présent sur le terrain ». Concrètement, il va publier un livre blanc en octobre, avant d'échanger avec l'ensemble des candidats et de livrer début 2026 « un livre noir relevant les problématiques et les incohérences dans les différents programmes ». Dans ce cadre, Thomas Fantini, vice-président du Medef 31, pilote un groupe de 15 dirigeants chargé de formuler des propositions aux candidats. « Notre rôle n'est pas de faire de la politique, insiste-t-il. Nous sommes les porte-parole des entreprises. »
Pour l'heure, le syndicat patronal met en exergue cinq grandes priorités : l'attractivité, la dynamique économique, l'urbanisation et l'aménagement du territoire, la fiscalité et la sécurité. Au-delà de la formulation de mesures jugées prioritaires, le Medef haut-garonnais entend proposer aux candidats un véritable « pacte de gouvernance », indique Pierre-Olivier Nau : « Il s'agit de contribuer et de participer aux décisions en rejoignant par exemple le conseil d'administration d'organismes de transports publics. »
Des facteurs d'inquiétude
À quelques mois des échéances municipales, Pierre-Olivier Nau fait état de plusieurs facteurs d'« inquiétude ». Sur le front des retraites, tout d'abord, avec « l'échec du conclave dans sa forme prévue initialement ». « Il y a de l'espace pour la démocratie sociale, estime le représentant patronal. Nous avons toujours la volonté d'aboutir à une solution avec les syndicats. » Autre sujet de tension : le prochain budget de la France. « Le gouvernement est actuellement en mode marmiton pour bâtir un budget qui sera la quadrature du cercle, vu qu'il faut trouver 40 Md€ d'économies, soupire le président du Medef Haute-Garonne. Cela nous paraît devoir passer par un amaigrissement indiscutable des dépenses. » Et le chef d'entreprise d'ironiser : « Nous avons peur de la créativité fiscale du gouvernement ; nous avons besoin de plus de moyens, pas pour acheter des résidences secondaires, mais pour embaucher et investir ! » Autre crainte exprimée, celle de voir le secteur du bâtiment impacté par le calendrier électoral. « À chaque approche des municipales, les projets de construction sont stoppés, reportés, au mieux freinés, déplore Pierre-Olivier Nau. Or, nous devons permettre à nos équipes de se loger à des coûts abordables. La Ville de Toulouse est au rendez-vous, mais les communes situées en première, deuxième et troisième couronnes sont en retard sur leurs objectifs. Nous allons continuer à rencontrer les maires afin de les inciter à reprendre le chemin de la construction. »











