LNMP : « Il faut aller se battre à Paris », selon la Dreal L.-R.
Concernant la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP, environ 160 km et 6 Md€), « il faut aller se battre à Paris », a déclaré mardi soir Didier Kruger (Dreal L.-R.), lors de l’assemblée générale de la Fédération régionale des Travaux Publics au Corum à Montpellier. « Il va y avoir un tri sévère, techniquement et politiquement, a-t-il insisté. L’Etat ne retiendra que les projets réunissant deux conditions : des projets qui soient innovants, robustes et à coûts modérés ; des projets qui dégagent un consensus entre les différents pouvoirs publics et une acceptabilité par la population. Sans ces deux conditions, la LNMP n’aura aucune chance à Paris et Bruxelles. »
Des gisements d’emplois dans le développement durable
Concernant la conjoncture dans les TP régionaux, Didier Kruger relève « une baisse des travaux communaux en 2012, ce qui est inquiétant à la veille d’une année électorale, période où d’habitude, ils augmentent ». Il a cependant identifié des motifs d’espoir l’avenir du secteur : « haut débit, transports en commun, modernisation des infrastructures, voies ferroviaires, déplacements doux, transports combinés, intermodalité… On sent qu’il y a un gisement pour les TP, à condition d’être créatifs. » D’après lui, « la croissance démographique créera nécessaire des besoins d’infrastructures et de réseaux en L-R. » Entre le déplacement de l’A9, le CNM, la gare nouvelle de Montpellier et l’extension du réseau de tramway, « plus de 3 Md€ seront investis, soit la création de 10 000 emplois en quatre ans (entre 2014 et 2017, NDLR) ».










