Hérault
Commerce - Artisanat
Les taxis haussent le ton
Les syndicats de taxis héraultais* (400 professionnels) évoquent la possibilité de descendre dans la rue et de lancer des opérations coup de poing afin de protester contre la dégradation de leur conditions de travail. « Comme l’ensemble des artisans et des commerçants, nous sommes des “sacrifiés“. Personne ne nous écoute. Notre profession prend de plein fouet l’augmentation des charges dans un contexte de crise économique. Si rien n’est fait pour répondre à nos revendications, nous allons casser ! », ont déclaré lors d’une conférence de presse organisée ce mardi 17 décembre l’ensemble des représentants de la profession. La situation étant selon eux “explosive“, les syndicats ont par ailleurs annoncé la création d’une intersyndicale, l’ISDT, afin de défendre leurs intérêts communs. Des professionnels qui pointent notamment la remise en cause d’une convention les liant à la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM).
15 % de remise sur le transport de malades
Un accord qui prévoit les conditions de rémunération des artisans taxis prenant en charge les malades acheminés dans des centres de soins. Une activité qui représente jusqu’à 80 % du CA de certains artisans conventionnées (250 au total dans l’Hérault). « Un courrier a été adressé au préfet afin que cessent rapidement les pratiques imposées par la CPAM de l’Hérault aux professionnels des taxis conventionnés, précise André Garcia, le président de la fédération des exploitants de taxis de l’Hérault (FETH). La caisse veut remettre à plat la convention liées au transport assis professionnalisés des patients par nos taxis. Dans le cadre de la future convention d’une durée de cinq ans qui entrera en vigueur en avril prochain, on nous impose en effet une remise tarifaire de l’ordre de 15% pour des raisons d’économies, et ce sans concertation. Nous ne pouvons accepter ce diktat qui pose le problème de l’accessibilité aux soins de patients qui n’ont pas d’autres solutions que celle de faire appel à nous pour suivre leur traitement. Baisser nos tarifs, c’est sacrifier ces malades ».
* FFTP (fédération des taxis de province), FNTI (fédération nationale des taxis indépendants), FDT (fédération départementale des taxis) et FETH (fédération des exploitants de taxis de l’Hérault).










