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Région Occitanie
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Conjoncture
| 16/07/2026

Les défaillances d’entreprises en hausse de près de 7 % au deuxième trimestre en Occitanie

© Pixabay CCO - Photo d'illustration

Avec 1 533 procédures (redressement, liquidation, sauvegarde), les défaillances d’entreprises sont en hausse de 6,8 % sur un an en Occitanie au deuxième trimestre de 2026, selon les données publiées le 16 juillet par le cabinet Altares. Dans le détail, 544 entreprises ont été liquidées, 544 placées en redressement judiciaire pour 37 ouvertures de procédures de sauvegarde. L’Occitanie fait partie des trois régions françaises avec les Hautes-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes « où les tensions sont les plus marquées », selon cette étude : « La hausse est tirée par l’Hérault mais huit autres départements sont également dans le rouge. A l’inverse, le nombre de défauts recule en Haute-Garonne. »

Les TPE en première ligne
En 2025, le nombre de défaillances d’entreprise a progressé de 3,6 % en 2025 en Occitanie, avec un total de 6 237 procédures. « Avec 17 486 procédures ouvertes, en hausse de 5,4 % sur un an, le deuxième trimestre confirme le niveau élevé de défaillances en France, précise également cette étude. Depuis le début de l’année, 37 700 entreprises sont tombées dont les deux tiers directement en liquidation, soit 1 500 de plus par rapport à la même période 2025. » La sinistralité affecte plus particulièrement les TPE (très petite entreprise) qui représentent 75 % des défaillances, et celles de moins de trois ans d’existence. Par secteur, la construction, les services aux entreprises, les services aux consommateurs, le transport et le commerce sont les plus touchés. « L’économie française résiste mais s’essouffle, analyse Thierry Million, directeur des études d’Altares. Les prévisions de croissance s’orientent désormais sur un taux de + 0,7 %, un scénario incompatible avec un reflux des défaillances d’entreprises. Les épisodes successifs de canicule pourraient encore accentuer le ralentissement en pesant sur la consommation, la productivité et les secteurs particulièrement exposés. Face à une demande atone et à des coûts d’exploitation toujours élevés, les entreprises mobilisent davantage leurs ressources de trésorerie. Cette situation fragilise en premier lieu les TPE et les PME, qui concentrent l’essentiel des défaillances. Et les facteurs « aggravants » ne sont plus ceux que l’on a longtemps pointé du doigt : les PGE sont quasiment soldés et les assignations URSSAF ont rarement aussi peu pesé dans les ouvertures de procédures. La fragilité des entreprises n’est plus à chercher dans les dispositifs hérités de la gestion de la crise sanitaire mais dans une conjoncture qui affaiblit brutalement l’équilibre financier des entreprises. La demande intérieure reste atone, l’investissement sélectif, le marché du travail se tend et les entreprises arbitrent davantage entre prudence financière et nécessité d’adaptation. Dans ces conditions, l’hypothèse de 34 000 à 35 000 nouvelles procédures collectives au second semestre apparaît vraisemblable. » 

David Danielzik / danielzik@lalettrem.net
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