Les stations de ski ne devraient pas rouvrir pour les vacances de février
L’annonce officielle est attendue ce jeudi 21 janvier, après le conseil de défense qui s’est tenu aujourd'hui. Mais les acteurs des stations de ski ne se font guère d’illusion quant à la réouverture pour les vacances de février des remontées mécaniques fermées depuis le début de la saison. « On s’attend à une décision qui ne nous permettra pas d’ouvrir. Plus qu’une année blanche, on va vers une année noire. Doit-on envisager une autre date ou tirer un trait sur la saison 2020-2021 ? La question est là, déclare à La Lettre M Michel Poudade, président des Neiges Catalanes qui regroupe huit stations et génère plus de 25 M€ de chiffre d’affaires par an (dont entre 30 et 40 % en février) et pas moins de 5 000 emplois directs et indirects qui attendent de travailler. Les conséquences financières seront importantes. L’absence des retombées générées par nos stations aura des conséquences sur notre territoire et au-delà, car cette économie rejaillit aussi sur de nombreux acteurs économiques du département. »
« On ne peut plus aller de revoyure en revoyure »
Le taux de réservation pour les vacances de février est actuellement de 30 %. « Dès que l’annonce sera faite, il passera à 5 % avec un fort impact sur les locations saisonnières », s’inquiète Michel Poujade. Même s’il ne veut pas se résigner, « on ne peut plus aller de revoyure en revoyure. Nous ne pouvons plus supporter les frais de damage des pistes, l’entretien des remontées... », précise-t-il. Comme pour les vacances de Noël qui ont pu être « en partie sauvées » grâce à la consommation induite par les résidences secondaires, le président des Neiges Catalanes entend se mobiliser pour proposer des activités (luge, VTT sur neige, ski de fond et de randonnée, raquettes, balade en chien de traîneau…) pour maintenir l’attractivité des stations malgré l’absence de l’offre ski. Les stations vont ainsi changer leurs axes de communication. Michel Poudade, qui est aussi délégué du Massif des Pyrénées au sein de l’association nationale des maires des stations de montagne, espère être informé de la décision du gouvernement avant la conférence de presse du ministre de la Santé demain.










