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Languedoc-Roussillon
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BTP
| 3/04/2012

Les promoteurs prévoient une baisse des ventes en 2012

« Les promoteurs prévoient un retrait important du niveau des ventes en 2012 », a affirmé ce matin Marc Séchaud, ancien président de la FPI L.-R. et dirigeant de Cogim, lors d'une réunion de la cellule économique régionale du BTP. On ne sait pas encore de quel ordre : 20 %, 30 %, 40 % ? Au 1er trimestre, certains promoteurs n’ont fait aucune vente ! » Les professionnels du bâtiment ont néanmoins des raisons d'envisager un avenir radieux à plus long terme : « Au rythme de 17 000 habitants supplémentaires chaque année, il va y avoir 800 000 habitants à loger dans les 30 prochaines années », a indiqué Yamina Lamrani, chef du service Aménagement durable des territoires et Logement à la Dreal L.-R. Une opportunité, mais aussi un défi pour les pouvoirs publics : « La population est très précaire. 19 % vit en-dessous du seuil de pauvreté ; 11,5 % des habitants perçoivent le RSA ; Le taux de chômage s’élève à 13,5 %. Un tiers des ménages a un revenu inférieur au plafond HLM. » Pour répondre aux besoins liés à la croissance démographique, à la précarité de la population et pour rattraper le retard (10,4 % de taux d’équipement en L.-R., au lieu de 17 % en moyenne en France), « il faudrait construire a minima 5 500 logements sociaux par an. 4 600 logements sociaux seront financés en 2012, au lieu de 3 786 en 2011… et 1 315 en 2000. »
Baisse des maisons individuelles
Pour Marc Séchaud, la baisse prévisible des ventes, pour les promoteurs, s'explique « par la dégradation de la conjoncture, l’attentisme lié aux élections et l’arrêt quasi total de l’investissement en défiscalisation, suite à la réduction du dispositif Scellier. Nous observons un décalage dans le lancement des travaux de certains programmes qui n’ont pas bénéficié de la défiscalisation Scellier au taux 2011 (22 %, NDLR). C’est très embêtant pour la filière du bâtiment en généra

Points positifs : « La demande reste réelle au niveau de la résidence principale. Le dernier salon régional de l’immobilier l’a montré. Par ailleurs, l’urbanisation au niveau de l’agglo de Montpellier est rendue visible par les Zac aménagées par la Serm à Montpellier ou la Saam dans les communes périphériques. On perçoit le développement des logements collectifs. Ce n’est pas le cas dans d’autres métropoles, comme à Nîmes, où le PPRI pose de gros problèmes de lisibilité à moyen terme. » Enfin, selon lui, le logements des seniors est un « marché très porteur en L.-R. »

Dominique Robelin (Snal L.-R.) relève quant à lui « une baisse régulière du nombre de logements individuels (10 600 maisons individuelles en 2006, 8 000 en 2010) », conjuguée à une « augmentation de la part des terrains à bâtir dans les opérations d’aménagement : 33 % en 2006, 38 % en 2010. Le diffus se raréfie. » Autres enseignements : la taille des lots individuels baisse : « En 2007, la taille moyenne d’un terrain à bâtir était de 766 m2, elle est aujourd’hui de 546 m2. C’est une tendance lourde, qui va aller en s’accélérant, pour que les prix restent abordables. » En 2007, le prix moyen d’un terrain à bâtir était de 111 700 €. Il est de 98 400 € en 2010.


BTP Banque : « les entreprises à la croisée des chemins en 2012 »

Pour Georges Ferreira, directeur de BTP Banque, « les entreprises de BTP sont à la croisée des chemins. Si les niveaux de prix restent à un niveau aussi bas, la prochaine étape se traduira par des plans de licenciements, ou lanceront des procédures de sauvegarde, du fait de l’état de leur trésorerie. » La contraction de l’activité a pourtant été relative depuis le début de la crise, fin 2008 : « - 6 % dans le gros œuvre, - 1,5 % dans le second œuvre, avec même une légère progression dans les TP. Mais la rentabilité des entreprises a été « sévèrement dégradée : de moitié, par exemple, pour les entreprises de gros œuvre entre 2008 et 2010. L’explication, c’est que les prix ont chuté de 10 à 40 % entre 2009 et 2011, avec certains marchés traités à perte. Les maîtres d’ouvrage doivent réfléchir sur les plis anormalement bas qu’ils reçoivent. D’autant plus que des entreprises font appel à de la main-d’œuvre étrangère (Portugal, Espagne, Pays de l’Est), venant concurrencer les entreprises vertueuses, qui emploient une main-d’œuvre locale, et jouent le jeu de la formation. »
Thierry Lorillon (FRTP L.-R.) a quant à lui pointé des « inconnues majeures » dans le secteur des TP : « crise des finances publiques, poids des enjeux environnementaux, nouvelle organisation territoriale. Concernant celle-ci, pour l’instant, on ne sait pas sur quel pied danser. J’espère que nous aurons des informations précises sur la façon dont la réforme des collectivités sera mise en place, ou pas. Il nous faudra des informations précises à la fin de l’été. »

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