Les promoteurs de l’ex-LR veulent plus d’offre
« On aurait pu vendre 1.000 logements neufs de plus sans problème en 2016 », lâche, le 2/3, Xavier Bringer, président de la FPI (Fédération des promoteurs immobiliers) Occitanie Méditerranée. À trois jours de l’ouverture des deux salons phares en région à Montpellier et Toulouse, les promoteurs de l’ex-LR enregistrent une bonne année 2016, alimentée par les taux d’intérêt faibles : 5.716 ventes de logements neufs en 2016, contre 5.299 en 2015 (+ 8 %), selon le cabinet Adéquation. Mais la hausse est moindre que celle observée en ex-MP (+ 24 %, avec 8.344 ventes) et au niveau national (+ 25 %). Principale explication : un « manque d’offre. L’aire de Toulouse a une offre impressionnante », explique Xavier Bringer, faisant allusion à la nécessaire libération de foncier constructible sur le littoral. Un frein invisible qui n’agit pas qu’à Montpellier. « Le marché des Pyrénées-Orientales pourrait faire entre 400 et 500 logements, au lieu de 300 aujourd’hui », ajoute le promoteur. Le marché catalan a cependant bondi de 15 % en 2016 (466 ventes, prix moyen : 3.211 €/m2). « C’est le 2e marché de l'ex-LR », commente Yohan Breuil, directeur d’Adéquation Montpellier. Quant au marché de l’immobilier neuf dans le Gard, avec 436 ventes en 2016 (3 % des ventes en Occitanie), il « ne fonctionne toujours pas et rien n’est mis en œuvre, tacle Xavier Bringer. Le PPRI (prévention des risques inondation) de la Ville de Nîmes a été certes un coup de massue, mais quand il y a une contrainte, s’il y a la volonté politique, on essaie de la combattre. Ce PPRI a surtout été l’excuse pour ne rien faire. »
Une bonne nouvelle cependant : avec un prix moyen de 3.543 €/m2 , les prix de l'immobilier neuf en ex-LR sont « plutôt stables (3.530 €/m2 en 2015), alors que la reprise du marché a été très forte entre 2014 et 2016, analyse Xavier Bringer. Le changement de zonage (Montpellier passé en zone A en 2015) décidé par le gouvernement a permis que Montpellier reste à sa place dans la nouvelle région. La désignation de Toulouse comme capitale aurait pu détourner les investisseurs de notre marché. Ce n'est pas le cas ». L’axe Montpellier-Sète est par ailleurs identifié « comme un vrai relai de croissance pour le secteur immobilier au cours des 15 prochaines années ». En ex-LR, la part prise par les ventes à propriétaires occupants augmente de 16 % en 2016, du fait notamment du renforcement du dispositif PTZ.
L’ex-LR représente l’an dernier 44 % des ventes de l’Occitanie, pour 48 % de la population. La région de Montpellier pèse à elle seule 3.832 ventes en 2016 (+ 5 % par rapport à 2015) et l’Hérault 35 % des ventes en Occitanie. L’aire montpelliéraine enregistre deux fois moins de vente que la région toulousaine. Ce qui est logique : l’aire toulousaine compte environ 1,3 M d’habitants et celle de Montpellier environ 650.000 habitants.










