« La CCIT de Lozère va construire », annonce son président, Thierry Julier. « Nous allons installer quatre ateliers relais sur la zone d’activité de Langogne. Nous sommes en phase d’acquisition de 1 000 m2. La construction devrait démarrer mi-2012 ». Budget : près de 250 K€. « Nous souhaitons également aménager l’aérodrome de Mende pour lui donner, avec la mairie de Mende et le conseil général, une vocation touristique, avec de l’hébergement d’avions sur 1 200 m2 et de l’hébergement touristique ». Livraison attendue fin 2012. « Nous souhaitons par ailleurs évaluer les politiques publiques locales pour que leur programme d’investissement ait un effet de levier plus fort. Peut-être faut-il donner plus à beaucoup moins et miser sur des projets qui devraient se développer demain ». Le tribunal de commerce sera quant à lui officiellement installé le 1er janvier 2012.
Commande publique
Près de 40 % du budget de la CCIT (2,7 M€) provient de ses actions de la CCIT. Le président de la CCIT annonce avoir pris son « bâton de pèlerin » pour aller à la rencontre des maires du territoire : « Nos entreprises dépendent beaucoup du niveau de la commande publique », explique-t-il. « J’encourage les maires à maintenir leur niveau d’investissement, et ce sont les petites communes qui y arrivent le mieux ». La mairie de Florac envisage, par exemple, de déplacer la caserne des pompiers. Pour parvenir à être moins dépendants de la commande publique, l’équipe de la CCIT souhaite mettre en place un Edec (engagement de développement de l’emploi et des compétences) avec l’aide de l’Etat. « Nous commençons à réunir les acteurs économiques pour réfléchir à l’avenir de ce territoire sur des sujets comme les moyens pour retenir nos jeunes, type des formations qui doivent être un vivier pour nos entreprises de demain ».
Un centre de contact clients régional
Dans le cadre de la régionalisation, « la CCIT de Lozère a été chargée d’étudier la pertinence d’un centre de contact clients commun à toutes les CCIT de la région. Nous avons déjà des premières conclusions à présenter pour le mois d’octobre ». Sur la question du financement de la CCIT suite à la régionalisation, le président s’estime « moins inquiet » et assure avoir été rassuré.
Village des marques
Le 14 septembre, le président de la CCIT de Lozère sera à Paris devant la commission nationale d’équipement commercial pour s’opposer à la création d’un village des marques à la Cavalerie dans l’Aveyron. « Nous avons fait un recours avec la CCIT de Montpellier pour défendre les petits territoires face aux grandes puissances commerciales. De tels projets sont destructeurs pour les commerces de centre ville situés à 150 km à la ronde ». Internet a également été identifié comme un féroce concurrent de ces commerces de proximité, qui détruit l’emploi local. « La CCIT a créé un groupe de travail pour que les commerçants, seuls ou en groupe, soient également présents sur Internet », note le président, avec, comme modèle, le succès de bienmanger.com.