Les piscines publiques, vieilles et coûteuses selon la chambre régionale des comptes
Dans son rapport public annuel 2018, la chambre régionale des comptes (CRC) Occitanie se penche, avec 10 autres CRC françaises, sur la gestion des piscines et centres aqualudiques publics. En Occitanie, l’enquête s’est faite sur une dizaine d’équipements. « Le transfert de ces équipements aux intercommunalités serait souhaitable », indique Alain Serre, 1er conseiller à la CRC Occitanie. C’est le cas pour la piscine de Saint-Chély-d’Apcher en Lozère dont le transfert ne s’opère pas du fait notamment du caractère « coûteux et vieillissant » de l’équipement.
Régie ou délégation de service public ? Les CRC appellent dans les deux cas de figure « à la mise en place d’une véritable stratégie financière, avec des horaires adaptés permettant de limiter les conflits d’usage. » Ces équipements publics, « les plus fréquentés par les Français », révèlent en effet des conflits d’usage entre le public scolaire, les clubs sportifs, les activités aqualudiques et autres usagers. Et rares sont les équipements « qui ont une idée précise du coût global du fonctionnement. En cas de délégation de service public (DSP), les collectivités locales ne contrôlent pas de façon efficace leur délégataire », poursuit le 1er conseiller à la CRC Occitanie. La piscine du grand Pic Saint-Loup, au nord de Montpellier, créée et gérée par l’intercommunalité dans le cadre d’une DSP, coûte 1 M€ par an à la collectivité. Mais sa fréquentation, dans le cadre d'une construction à travers un partenariat public-privé, a été surestimée de … plus de 50.000 entrées par an.










