Les Mirliflores : des biscuits pour découvrir l'Histoire de France
Conjuguer Histoire de France et gourmandise : tel est le concept culinaire créé par Élisa Saget et Gwenaëlle Carrère, fondatrices de la biscuiterie tarnaise Les Mirliflores (siège à Montans, deux cofondatrices). Née en 2017, l’entreprise vend ses biscuits dans des épiceries fines, mais surtout dans les boutiques souvenirs de musées. Elle a notamment convaincu le Louvre et le musée d’Orsay.
Férues d’histoire, les deux cofondatrices se sont rencontrées sur les bancs de l’université, en master « Patrimoine » à Cahors. « Nous avons d’abord travaillé chacune de notre côté, mais nous avions envie de monter notre entreprise », se souvient Élisa Saget. Les deux jeunes femmes testent des recettes de biscuits typiquement français pendant plusieurs mois et commercialisent leurs premiers biscuits (quatre recettes) en avril 2017. Dans chaque paquet, en plus des biscuits, un livret relatant des anecdotes historiques « croustillantes » est glissé. Une idée innovante qui séduit rapidement les musées, et notamment le Louvre ou le domaine de Chantilly.
Une gamme sur les peintres impressionnistes
« La crise sanitaire a ralenti notre activité, puisque les musées ont fermé, mais nous avons mis cette période à profit pour développer notre activité », confie Élisa Saget à La Lettre M. Les Mirliflores ont sorti un site de e-commerce et les deux cofondatrices ont élargi leur offre : une nouvelle recette de biscuits qui sortira dans un mois et une gamme de thés, infusions et chocolats chauds.
Autre projet : la sortie prochaine d’une gamme de biscuits conçue pour le Musée D’Orsay, sur le thème des peintres impressionnistes : Monet, Van Gogh et Renoir. « Nous avions lancé ce projet avec le Musée d’Orsay avant la crise sanitaire mais avons dû le repousser. Nous souhaitons toutefois développer cette activité de recettes personnalisées », indique Élisa Saget.
Développement à l'export
Enfin, les Mirliflores veulent se développer à l’international et dans les boutiques des aéroports. L’entreprise va envoyer d’ici peu ses premiers biscuits vers l’Australie, la Chine et Singapour. « Nous visons également le Japon, qui apprécie les produits français », précise la cofondatrice. À terme, les deux cheffes d’entreprise aimeraient réaliser 30 % de leur chiffre d’affaires à l’export. « Les commandes à l’international sont plus volumineuses que pour la France. Peut-être allons-nous devoir développer nos capacités de production », note Élisa Saget qui envisage d'élargir l'atelier de production tarnais.










