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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 6/05/2011

Les investissements des collectivités du L.-R. devraient rester stables, selon Dexia

Le directeur régional L.-R. de Dexia, Olivier Ferrandis, a estimé que les investissements portés par les collectivités du L.-R. « devraient rester stables ou légèrement baisser » dans les prochaines années. « Les grandes collectivités continuent d’investir massivement, dans le tramway et les grands travaux », a-t-il constaté ce matin, lors d’un colloque de la Fédération régionale des EPL (établissements publics locaux) organisé à l’Aquarium Odysseum de Montpellier. « J’ai, par contre, le sentiment que les petites collectivités, et notamment les communes, vont baisser leurs investissements et leurs besoins d’emprunt ». Réaction du sénateur UMP Paul Blanc, président de La fédération régionale des EPL : « Il est vrai que les petites communes investissent moins, mais c’est notamment en raison de la diminution des aides des conseils généraux ».

Recettes contraintes
Olivier Ferrandis constate que « l’investissement a toujours été plus élevé, pour les collectivités du L.-R., qu’au niveau national », avec un niveau proche de 1 000 € par habitant dans la région. Ce niveau a baissé depuis, avec une chute de 6 % en 2009, quand les investissements restaient stables au niveau national. Cette chute régionale s’explique, selon le DG régional de Dexia, par « un niveau d’investissement exceptionnel en 2007 ». Il a également noté que « la situation financière des collectivités locales du L.-R. est meilleure qu’au niveau national. Par ailleurs, l’autofinancement, qui a légèrement baissé en France, est resté stable en région ». Enfin, l’épargne brute des collectivités a augmenté de 3,1 % entre 2003 et 2009 en L.-R., quand elle restait stable au niveau national (+ 0,8 %). Selon Olivier Ferrandis, les collectivités locales du L.-R. vont, comme les autres, devoir composer avec des recettes plus contraintes. « Pour les trois ans à venir, les dotations de l’Etat, qui représentent 40 % des recettes des collectivités, ne devraient pas augmenter ». Il a également pointé les « fortes disparités entre les différentes collectivités. Le conseil régional est fortement pénalisé, puisqu’il perd le pouvoir de fixer ses taux. 22 % de son produit fiscal est une dotation, figée dans le temps ». Quant aux conseils généraux, ils doivent composer avec « des dépenses explosives, comme le RMI et le RSA, dont ils sont très dépendants ».
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