Les institutionnels veulent sauver l'abattoir de Montauban
En difficulté financière, l’abattoir du Bas Quercy situé à Montauban voit son avenir menacé. Les acteurs économiques du Tarn-et-Garonne se sont réunis le 28 avril pour envisager des solutions. « De l’avis de tous les participants, le maintien d’un abattoir dans notre département est crucial pour le maintien de la filière », a indiqué le conseil départemental par communiqué à l’issue de la rencontre. Parmi les besoins identifiés : l’embauche d’un directeur, des moyens financiers pour mettre les équipements aux normes (700 K€ nécessaires) et la modification de la structure juridique. La CCI du Tarn-et-Garonne s’est engagée à aider au recrutement d’un directeur tandis que la Région pourrait apporter des aides à la trésorerie.
Racheté en 2019 par quatre entreprises privées (Viandes Occitanes, le Domaine des Tuileries, la Ferme de Cambes et Cooporc 82) l’abattoir du Bas Quercy est confronté à « des charges trop élevées et un manque de tonnage (besoins estimés à 1 250 tonnes supplémentaires d’abattage annuel alors qu’il est actuellement de 3 000 tonnes), des travaux d’investissement nécessaires pour être à la fois plus compétitifs et aux normes, l’absence de directeur et des difficultés de gestion du personnel », explique le conseil départemental.
700 K€ à trouver
Lauréat du plan France Relance, l’abattoir envisageait en octobre dernier de grands travaux de mise aux normes. Jean-Pierre Issolan, directeur des Viandes Occitanes, l’une des quatre entreprises qui gèrent l’abattoir, avait alors confié à La Lettre M qu’il manquait encore 700 K€ pour les financer. Six mois plus tard, les associés recherchent toujours des partenaires pour boucler le projet estimé à 1,7 M€.
Sans mise aux normes, l’abattoir qui emploie une quinzaine de personnes pourrait être condamné à fermer. Un non-sens selon le président du Conseil départemental, qui rappelle qu’une fermeture « aurait pour conséquence de contraindre nos éleveurs locaux à déplacer leurs bêtes à Auch, Villeneuve-sur-Lot ou Villefranche-de-Rouergue ». Et de conclure : « D’expérience, lorsqu’un abattoir ferme ses portes, l’élevage de proximité tombe en déclin. »










