Les grandes ambitions de Siemens Mobility à Toulouse
Mis en service pour la première fois en 1983 à Lille, le métro automatique sans conducteur Val développé par Siemens Mobility équipe la ligne A du métro toulousain depuis trente ans et la ligne B depuis 2007. Si Siemens Mobility n’a pas décroché le contrat de la future ligne C, le groupe, qui a implanté son centre mondial de compétence pour les métros automatiques (230 collaborateurs) à Toulouse en 2015, a encore « de nombreux projets avec Tisséo », se félicite la directrice de la communication Sophie Espié. Tisséo a ainsi commandé en 2020 – pour 149 M€ – quinze nouvelles rames de la cinquième génération du Val, conçue à Toulouse. En construction dans l’usine autrichienne de Siemens Mobility, elles seront livrées à partir de 2024.
Siemens Mobility travaille également sur la prolongation de la ligne B du métro vers Labège. « C’est un défi de taille car nous devons nous assurer que le système comprenne bien qu’il devra fonctionner sur 2,7 km de plus et s’arrêter dans deux nouvelles stations », explique Stéphane Bayon de Noyer, directeur de la business unit Val. « Cela nécessite du travail, mais nous avons déjà fait ce type de mission à Turin. ». À Toulouse, Siemens Mobility avait également procédé en 2020 au doublement de la capacité de la ligne A.
En quarante ans, le produit Val a transporté entre 6 et 7 milliards de passagers à Toulouse, Lille, Rennes, Orly et Roissy en France, mais également Turin en Italie et Uijeongbu en Corée du Sud. 350 millions de passagers sont actuellement transportés chaque année et près de 800 millions de kilomètres ont été parcourus.
À Toulouse, un centre mondial de maintenance
En plus des équipes d’ingénieurs qui ont développé les différentes générations du Val, Toulouse abrite un atelier unique au monde. Quatre-vingt personnes s’occupent quotidiennement de la maintenance préventive ou curative des pièces du Val, mais également des autres solutions développées par Siemens Mobility. « Nous recevons des pièces en provenance de Sao Paulo, de Prague ou encore de New York », explique Sindy Patinis, responsable du département pièces détachées et services associés. Chaque année, plus de 5 000 pièces sont ainsi réparées à Toulouse. Pour les rames de métro Val par exemple, une première grande révision est effectuée au bout de 800 000 km, la suivante à 1,6 M de km.
« L’activité maintenance est en fort développement », affirme de son côté Olivier Gueydan, directeur de la business unit Customer Services et directeur Stratégie, vente et marketing. Si bien que le site consacré à la maintenance est en plein réaménagement. « Nous devons pousser les murs pour répondre à la demande ! Grâce au développement de la digitalisation, nous sommes désormais capables d’optimiser les opérations de maintenance car nous bénéficions de données pointues pour savoir à quel moment il faut procéder à ces opérations. C'est d'ailleurs un atout pour assurer une excellente disponibilité de nos rames. Sur le Val, le taux est actuellement de 99,8 % », se félicite le directeur.











