Selon un rapport sur la place des femmes dans les entreprises régionales, élaboré par l’Observatoire de la parité en Languedoc-Roussillon, présidé par Geneviève Tapié, les entreprises innovantes languedociennes font plus de place aux femmes que la moyenne française. 21 % des projets accompagnés par le projet Synersud ont une femme pour associée majoritaire. Pour les projets purement technologiques acccompagnés par Languedoc-Roussillon Innovation, la part des femmes est de 23 %. Selon Geneviève Tapié, cette part est « supérieure à la part nationale des femmes admises dans les des dispositifs d’accueil et d’accompagnement pour la création d’entreprises », évaluée en France entre 5 et 10 %. Par ailleurs, sur 12 sociétés régionales cotées en Bourse, seules deux entreprises, Orchestra Kazibao (Castelnau-le-Lez) et Bastide Le Confort médical (Caissargues) ont des femmes dans leur conseil d’administration. Or la loi du 27 janvier 2011 impose une représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des CA et de surveillance dans les entreprises de 500 salariés et plus réalisant un CA d’au moins 50 M€.
Une femme sur cinq élus dans les CCI
Par ailleurs, avec 19,74 % de femmes parmi les élus des CCI depuis le renouvellement de décembre 2010, la région L.-R. fait mieux que l’ensemble de la France (14,8 %) pour la place des femmes dans les CCI. La proportion la plus élevée est dans le Gard (25,6 %), la plus basse dans les P.-O. (12,5 %). Mais la proportion de femmes élues dans les instances décisionnelles, les bureaux, et celle des vice-présidentes n’est que de 13,33 %. « Plus on monte dans la hiérarchie des CCI, moins il y a de femmes », note le rapport. Dans les chambres départementales de métiers et de l’artisanat, 23,9 % des élus sont des femmes (24,7 % à la chambre régionale). Dans les chambres d’agriculture, enfin, la proportion de femmes est de 11,95 % dans les chambres départementales, et de 4,44 % à la chambre régionale.
Selon le rapport, la représentativité des femmes a progressé dans les chambres de métiers grâce aux nouvelles modalités des élections, qui exigent depuis 2010 la parité homme-femme avec alternance d’un candidat de sexe différent « une fois chaque quatre candidat(e)s sur la liste. « En réalité, cela se traduit par au moins une femme pour trois hommes par alternance pour chaque groupe de quatre candidat(e)s », selon l’Observatoire.