Les Entrepreneurs Occitanie : comment l’ex-CPME Occitanie veut doubler de taille
Le syndicat patronal CPME Occitanie devient Les Entrepreneurs Occitanie dans le cadre d’un changement d’identité déployé au niveau national. « Ce changement de nom est beaucoup plus qu’une évolution d’image, assure Vincent Aguilera, président. Il dit clairement qui nous représentons : des femmes et des hommes qui entreprennent, souvent dans des conditions exigeantes, et qui ont besoin d’être écoutés, défendus et accompagnés. » La feuille de route, elle, demeure inchangée. « Nous souhaitons doubler le nombre d'adhérents de nos entités départementales en passant de 3 000 en 2025 à 6 000 en 2028, indique à La Lettre M Mickaël Lapostolle, délégué général. Nous comptons à date 3 300 membres et visons les 4 000 en fin d’année. »
Remettre l'entrepreneur au centre
Pour Mickaël Lapostolle, le changement d’identité du syndicat patronal relève de l’évidence. « Nous avons l'habitude d'expliquer à nos interlocuteurs que nous représentons tous les entrepreneurs patrimoniaux, mais cela n’apparaissait pas clairement dans le nom CPME, confie-t-il. Désormais, nous remettons l’entrepreneur au centre. Celui qui prend des risques, qui engage son patrimoine. Cela permet de rappeler - aux élus, notamment - que derrière les entreprises, il y a des entrepreneurs. » Entrepreneurs individuels, professions libérales, dirigeants de start-up, de TPE, de PME et d’ETI : tous sont concernés par l’opération séduction visant à doubler le nombre d’adhérents des entités départementales des Entrepreneurs Occitanie. « Avec ce changement de nom, nous ambitionnons d’être plus connus et reconnus, de rendre notre action plus lisible et de développer notre influence », ajoute le délégué général.
« Notre influence grandit »
Si elle souhaite consolider ses positions en Haute-Garonne et dans l’Hérault, où elle revendique respectivement 1 400 et 650 adhérents, l’organisation patronale attend une forte progression dans les autres territoires d’Occitanie. « Les entités départementales bénéficient désormais de davantage d’autonomie et de moyens, se félicite Mickaël Lapostolle. Notre influence grandit progressivement. » Avec un maître-mot : défendre les intérêts des acteurs du territoire dans un contexte économiquement instable. « Nos entreprises ne demandent pas des discours, elles veulent de la stabilité, de la confiance et des solutions concrètes, martèle Vincent Aguilera. Notre rôle sera de continuer à défendre cette vision pragmatique, au plus près des réalités du terrain. »











