Les élus de la Région LR ne veulent pas de Toulouse comme chef lieu
Les élus régionaux du Languedoc-Roussillon se sont prononcés, le 24 juillet, contre la désignation de Toulouse comme chef-lieu provisoire de la grande région MPLR, le lieu de la préfecture de région, lors de l’ultime session régionale avant la pause estivale. C’est le président Damien Alary qui a présenté ce rapport, donnant l’avis du conseil régional sur cette désignation intermédiaire, le chef lieu définitif devant être validé par la nouvelle région au 1e juillet 2016. Cet avis, rendu avant la date buttoir du 27 juillet*, fait suite à différentes consultations auprès du Ceser, des responsables des collectivités territoriales, des organisations consulaires et professionnelles, majoritairement défavorables. Parmi les raisons invoquées : l’équilibre territorial, la répartition harmonieuse des populations, et le partage équitable des pouvoirs, des compétences et des moyens.
La centralité urbaine à bout de souffle
« Cette première réponse est primordiale pour faire remonter au gouvernement la position du LR, et a son importance pour la mise en place de la nouvelle région, explique Damien Alary. Le choix de l’Etat tourne le dos à une logique d’équilibre des territoires et renforce la centralité urbaine (de Toulouse en MP NLDR), un système à bout de souffle. » L’assemblée craint que ce choix arbitraire génère « un déséquilibre majeur des territoires », ne prend pas en compte la dimension Méditerranée, qu’il ne permettra pas de répondre aux enjeux de développement économique et impactera l’emploi, via les transferts des services de l’Etat, les directions régionales des grandes entreprises et institutions publiques et privées.
La Métropole de Montpellier doit conserver sa place
Elle craint qu’un tel choix « sans garantie ni perspective concrète pour la Métropole de Montpellier, déstabilise la capitale du LR, la rendant moins attractive et moins compétitive ». Dans son avis, le conseil régional souhaite que la Métropole de Montpellier, conserve un centre décisionnel fort et sa place dans cette nouvelle organisation. Pour le catalan Jean-Luc Pujol (UDI), qui s’est abstenu de voter comme Stephan Rossignol (Les Républicains), en quittant l’hémicycle, « le véritable enjeu de la grande région c’est l’équilibre métropolitain et des territoires ruraux, qui comptent 75 % de la population. » Il appelle à davantage s’inspirer « de Nice et Marseille, qui font preuve de dynamisme et d’intelligence et ne s’attardent pas sur des questions de taille. »
* oit 3 mois après soumission du projet de décret par le préfet de région.










