Aude
Industrie
Les Eaux d’Alet liquidées, les élus et l'Etat mobilisés
Le tribunal de commerce de Carcassonne a prononcé, lundi 9 mai, la liquidation judiciaire de la société des eaux d’Alet, une usine d’embouteillage d’eau minérale basée à Alet-les-Bains. L’entreprise, qui avait été rachetée par le groupe Eurokin à Olivier Sadran en 2010, était en redressement judiciaire depuis mi-novembre, ne parvenant pas à assumer sa dette. Fin janvier 2011, elle avait pourtant obtenu un plan de continuation jusqu’en mai. Les 12 salariés de l’entreprise devraient subir un licenciement économique. Dans une lettre adressée hier au préfet de l’Aude, André Viola, président du conseil général et Pierre Bardiès, conseiller général du canton de Limoux, ont demandé l’organisation d’une table ronde. « Nous pensons réellement que la production de l’eau d’Alet peut perdurer et nous nous devons d’examiner toutes les solutions pour aboutir. C’est pourquoi, avec Jean-Paul Dupré, député-maire de Limoux, nous vous demandons l’organisation au plus tôt d’une table ronde à laquelle nous souhaitons évidemment que soient associés Monsieur le maire d’Alet et toutes les personnes susceptibles de faire évoluer efficacement ce dossier », précise le courrier.
Une table ronde le 19 mai
Anne-Marie Charvet, préfet de l’Aude, a fait savoir aujourd’hui qu’une table ronde se tiendrait le 19 mai prochain à 14h30, répondant ainsi aux attentes des élus locaux soucieux de constater que « sur la Vallée de l’Aude, cet épisode vient allonger encore davantage la longue liste des entreprises à la même fin tragique.» Le courrier spécifie aussi « l’acharnement qu’on enduré les élus locaux, les dirigeants et les employés successifs de cette unité et leurs efforts communs pour qu’elle subsiste, voire qu’elle se développe ». L’entreprise projetait de reconstruire une usine répondant aux normes sur Alet ou Limoux, suite aux attaques répétées de l’association Avenir d’Alet. En novembre dernier, Jean-Denis Alandry déclarait à La Lettre M : « Si c’est une liquidation judiciaire qui est prononcée, ce qui est plus grave, la DDASS peut nous obliger à détruire l’actuel bâtiment de l’usine. Auquel cas, il faudra trouver un repreneur susceptible d’investir 5 M€, avec des aides, pour construire une nouvelle usine à Alet ou à Limoux.» Selon Denis Brugeron, chef de cabinet du conseil général de l’Aude, « des industriels sont intéressés par les Eaux d’Alet ».










