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Hérault
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Biotechs - Santé
| 20/04/2021

Les créateurs du test salivaire EasyCov renforcent leur partenariat pour élargir leur champ de recherches

Le consortium à l’origine de la conception du test salivaire permettant de détecter la Covid-19, EasyCov, monte en puissance. Ses membres - des scientifiques du CNRS travaillant au sein du laboratoire Sys2Diag (alliance entre le CNRS et Alcediag, une filiale du groupe Alcen installée à Montpellier), la sportech Vogo (solution technologique live de contenus audiovisuels, 47 salariés, Montpellier), la biotech guadeloupéenne SkillCell - elle aussi filiale du groupe Alcen -, ainsi que Tronico, autre filiale vendéenne d’Alcen spécialisée dans la conception et l’intégration de systèmes électroniques pour les équipements à forte valeur ajoutée, prévoient en effet de se rapprocher sur le biopôle Euromédecine à Grabels (34). Objectif : y créer « un centre d’innovation dédié aux diagnostics », indique la Métropole de Montpellier.

Champ de recherche élargi
Le futur centre n’a pas vocation à travailler uniquement sur la Covid-19, mais aussi sur d’autres pathologies. « Nous allons continuer à développer des tests rapides et connectés mais sur d’autres pathologies, indique Franck Molina, directeur de recherche du CNRS et directeur de Sys2Diag, à La Lettre M. Parmi les autres domaines de recherche ciblés : « La santé, l’environnement, la performance sportive et le bien-être ». De quoi attirer d’autres industriels désireux de collaborer sur des travaux de recherche liés à leur activité. La priorité sera donnée aux acteurs français.

Douze personnes mobilisées
Ce centre prendra place physiquement au sein d’un plateau technique situé près de celui de Sys2Diag. « Nous allons nous étendre de 300 m2 environ dans un premier temps et d’ici à 18 mois, nous occuperons 800 m2 supplémentaires à nos locaux actuels. » Une douzaine de personnes, issues des entreprises du consortium, sera mobilisée sur ce site. Tronico prévoit d’implanter une antenne à Montpellier dans le cadre de ce projet. Dans les deux prochaines années, « plusieurs dizaines de millions d’euros devront être injectés dans la recherche, les équipements et les personnes », nécessaires à la création de ce centre de compétences, précise Franck Molina. Nous allons essayer de nous appuyer sur le soutien financier des industriels et des aides publiques telles que France Relance… ». Et le directeur de Sys2Diag de conclure : « Avec Sys2Diag, nous avons démontré que ce consortium public-privé et pluri-disciplinaire a les capacités pour réagir rapidement ».

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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