[Covid-19] Un consortium public-privé planche sur un test de dépistage à Montpellier
EasyCov. C’est le nom du test de dépistage salivaire au Covid-19 sur lequel planche un consortium réunissant des scientifiques du CNRS travaillant au sein du laboratoire Sys2Diag (alliance entre le CNRS et Alcediag, une filiale du groupe Alcen installée à Montpellier), la sportech Vogo (solution technologique live de contenus audiovisuels, 47 salariés, Montpellier), la biotech guadeloupéenne SkillCell - elle aussi filiale du groupe Alcen - et le CHU de Montpellier. Concrètement, à compter du 11 avril, le CHU de Montpellier et Sys2Diag lancent une étude clinique, réalisée sur 180 personnes, afin de tester la performance de ce nouveau test. Les résultats de l'étude devraient être connus fin avril.
Parallèlement, dans l'optique où ces derniers seraient concluants, SkillCell et Vogo travaillent au déploiement du test entre début et mi-mai. SkillCell identifie et sécurise les fournisseurs de réactifs et les partenaires français en mesure de produire et distribuer massivement ces tests et Vogo est en charge du « développement et du lancement de l’outil technologique permettant d’automatiser l’analyse des résultats par la lecture colorimétrique du test EasyCov...», indique le CNRS. Si l'entreprise montpelliéraine dispose déjà des technologies nécessaires au déploiement du test, elle doit au plus vite développer l'application idoine. « Nous avons d'ores et déjà mobilisé cinq personnes au sein de notre équipe de R&D afin de travailler sur ce projet », précise Christophe Carniel, dirigeant de Vogo. Il s'agit de développer une application pour smartphone permettant la lecture numérique du test salivaire dont la couleur change en fonction du résultat. « Nous travaillons d'arrache-pied pour sortir cette outil début mai. » EasyCov a été développé afin de dépister, rapidement et sans l’emploi de matériel lourd, la présence du virus.
EasyCov « a déjà été testé et validé avec de l’ARN (acide ribonucléique, NDLR) viral isolé au laboratoire Sys2Diag (CNRS/Alcen) et avec du virus actif au Centre d’études des maladies infectieuses et pharmacologie anti-infectieuse (CNRS/Université de Montpellier) ».










