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Haute-Garonne
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Industrie
| 9/02/2024

Les coussins Petits Cadors veulent se déployer à l'international

© Petits Cadors

La société haut-garonnaise Petits Cadors envisage de commercialiser ses coussins innovants « dans d’autres pays d’Europe, comme l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie », indique à La Lettre M Laurent Padiou, co-fondateur avec Muriel Goudol. Déjà présente en France, en Belgique et en Suisse, l’entreprise de neuf salariés, qui a enregistré 550 k€ de chiffre d’affaires en 2023 (en croissance de 25 %), vise 680 k€ de CA cette année. « Nous souhaitons faire traduire notre site internet dans les prochains mois et cibler des points de vente de plus grande taille, comme prochainement Nature & Découvertes », explique Laurent Padiou, qui distribue ses coussins à 75 % en e-commerce et à 25 % par le biais d’un réseau de 140 distributeurs.

« L’entreprise est née en 2018 d’une expérience personnelle, explique Laurent Padiou. Avec mon épouse, au cours d’un voyage en famille en Bretagne, nous nous sommes arrêtés à la première station-service que nous avons croisée pour acheter un coussin de voyage. Mais ça ne fonctionnait pas, et personne n’a dormi avec… Sur le chemin du retour, nous avons imaginé le coussin idéal. Très rapidement, nous avons développé notre premier prototype. »  Au fil des années, la gamme s’est enrichie, jusqu’au compter aujourd’hui six références de coussins, dédiées respectivement aux trajets en voiture, aux voyages en train ou en avion, à des usages du quotidien, au confort de la tête et à la décoration, aux traversées en bateau, mais aussi aux sièges autos et aux poussettes. Deux autres produits – le coussin pour deux et la housse de transport – devraient être lancés dans les prochains mois.

Eco-conception et fabrication en Occitanie
La valeur ajoutée des Petits Cadors ? « Nous avons une démarche de designers, insiste le dirigeant. Nous considérons qu’il n’y a pas un seul produit miracle répondant à toutes les situations. C’est la raison pour laquelle nous avons imaginé des coussins adaptés à chaque fois à un usage différent. Et, outre le fait de proposer des produits esthétiques, nous avons fait le choix d’utiliser des matériaux qualitatifs, issus de l’univers de la literie. » Du coton, mais aussi un garnissage identique à ceux des oreillers, fruit du recyclage de bouteilles en plastique collectées dans les fleuves et les rivières. « Depuis notre création, nous en avons déjà valorisé dix tonnes », se réjouit le chef d’entreprise. 

Basée à Nailloux, la société dispose d’un atelier de production de 300 m2. « Nous avons fait le choix de fabriquer en France », insiste Laurent Padiou, qui ne revendique pas un positionnement haut-de-gamme, préférant parler de « produits de qualité, vertueux pour l’environnement et réalisés dans de bonnes conditions ». Prix moyen d’un coussin ? 45 euros.

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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