Les commissaires aux comptes inquiets du projet de réforme
Les compagnies régionales des commissaires aux comptes (CRCC) de Montpellier (président : Steeve Amat) et Nîmes (président : Jean Devreton) organisent le 24 mai une assemblée générale extraordinaire à La Grande-Motte en présence Jean Bouquot, le président national. En attendant le 15 juin le retour de la mission ad hoc du rapport de l’inspection générale des finances qui n'a pas intégrer les conséquences de cette réforme, l’objet de cette AGE est de faire le point sur cette réforme concernant la suppression des contrôles des commissaires aux comptes dans les PME dans le cadre de la loi Pacte. « L’heure est grave pour la profession qui doit conserver son rôle dans les entreprises, notamment les holdings et les filiales », témoigne Steeve Amat. Ce projet de réforme tend à hausser le seuil de chiffres d’affaires 2 à 8 M€ des entreprises contrôlées par les commissaires aux comptes afin de s’aligner sur les standards européens en particulier de l’Allemagne. La CNCC mise sur un seuil intermédiaire de 4 M€ de CA et 20 salariés. « Pour les CRCC de Montpellier et Nîmes qui regroupent 645 commissaires aux comptes, ce serait 500 collaborateurs et l’arrêt d’activité pour près de 200 commissaires aux comptes », pointe Jean Devreton inquiet aussi pour les futurs diplômés. « En région, 82% des mandats des commissaires aux comptes sont en jeu. Alors que l’audit en France est efficace car il apporte de la confiance aux banques, salariés, investisseurs, fournisseurs », note Steeve Amat. « Cette réforme à contre sens aura à postériori des répercussion sur l’économie et sur notre filière qui ne se reconstituera pas ! », complète Jean Bouquot pour qui le coût moyen de l’audit n’est que de 500 € par mois.










