Pyrénées-Orientales
BTP
Les apprentis des P.-O. répondent à l’appel de l’opération Casques jaunes

Un groupe de jeunes apprentis du CFA BTP, coiffés d’un casque jaune, ont répondu au mouvement national, ce 18 juin, devant le Castillet à Perpignan, en présence du préfet, des présidents de la fédération du bâtiment et de la CAPEB des P.-O. Leurs revendications, contenues dans un manifeste, portent sur le besoin d’être recrutés comme apprentis, car ils ont envie de « se former par l’apprentissage, devenir des professionnels qualifiés dans le BTP, répondre aux besoins en compétences, pérenniser les savoir-faire, être les futures forces vives du secteur. »
Un secteur qui attire
Selon Michel Jean, directeur du CFA BTP, dont l’effectif d’apprentis a doublé entre 1990 et 2014 (900 apprentis, 24 diplômes dans 15 spécialités), « nous formons aujourd’hui un effectif de jeunes qui est juste suffisant pour répondre au renouvellement générationnel. » Pourtant, au regard de la croissance des effectifs, le secteur attire. « 15 % d’entre eux arrivent avec un niveau Bac +2 ou +3 suite à un parcours universitaire ». C’est le profil de Fabrice, 24 ans : « Je suis en 1e année BP Génie climatique en apprentissage dans une entreprise de Béziers. Après un Bac S, une orientation vers la médecine, j’ai finalement opté pour un métier technique et manuel. J’ai eu du mal à trouver une entreprise, c’est pourquoi j’ai envie de dire aux entreprises que nous avons envie de prendre la relève. »
Un besoin de 10 000 cadres et agents de maîtrise
Selon Michel Jean, « dans les 10 ans, il faudra remplacer 10 000 cadres et agents de maîtrise du BTP, beaucoup de dirigeants ont actuellement plus de 50 ans… Les jeunes que nous formons sont de potentiels repreneurs d’entreprise demain. » Les syndicats patronaux assurent le relais, avec « le dispositif « TransmiBat » ou encore l’Ecole des jeunes dirigeants du bâtiment, pour assurer l’accompagnement des jeunes au métier de dirigeants », complète Guy Durand, président de la Fédération du Bâtiment. L’action d’aujourd’hui est un point de départ. « Elle sera déclinée jusqu’en décembre à travers une présence dans les gares, la réalisation de travaux par des apprentis au sein d’associations pour montrer l’existence de leurs compétences » indique le directeur convaincu « qu’on peut vivre du bâtiment dans les P.-O. »










