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Education - Formation
| 10/04/2013

L’École des Mines d’Alès veut passer le cap des 300 diplômés

Bruno Goubet, nouveau directeur de l’École des mines d’Alès, a affiché, mardi 9, son ambition de parvenir, d’ici à la fin de son mandat de cinq ans, à « dépasser le cap de 300 ingénieurs diplômés par an » à l’EMA. L’École, qui a diplômé « pour la première fois plus de 200 ingénieurs en 2012 », vise 280 ingénieurs dans les trois ans. « Il faut avoir de l’ambition si nous voulons des crédits », lance le nouveau directeur, qui était auparavant chef de la Mission à l'action régionale au ministère du Redressement productif. Pour augmenter les flux d’ingénieurs, Bruno Goubet mise, en partie, sur ses filières par apprentissage, qui compte actuellement 80 élèves, et en a recruté 35 cette année. Le directeur mise avant tout sur l’adhésion récente de l’École à l’Institut Mines-Télécom, qui regroupe 12 écoles, dont l’EMA et l’École des Mines de Paris, et forme 12 000 élèves-ingénieurs, pour développer ses trois autres priorités :

• Les liens avec les PME et les ETI. « Sur ce point, nous sommes une très bonne école, se félicite Bruno Goubet. Nous avons des contacts permanents avec plus de 1 000 entreprises, ce qui fait de nous la première école d’ingénieurs de France dans ce domaine, après celle de Paris ». Ce lien avec les entreprises passe notamment par le programme Innov’up, qui a permis de créer six entreprises en 2012, et de lever 2,4 M€ pour huit entreprises. L’EMA a également accompagné des entreprises régionales dans le cadres des programmes Cap Lean (lean management) et Cap ID. « Malgré la suppression de certaines subventions, ces programmes seront poursuivis avec une trentaine d’entreprises », précise Catherine Lagneau, directrice adjointe. « Nous aurons davantage recours aux étudiants, plutôt qu’à un consultant extérieur ». Bruno Goubet veut par ailleurs inciter les entreprises à contribuer financièrement à la formation des étudiants. « À Paris, certaines entreprises collaborent à hauteur de 300 K€ par an au financement de chaires industrielles ». Conscient de la petite taille de la majorité des entreprises régionales, Bruno Goubet estime que de telles chaires pourraient se concevoir « dans le cadre de l’IMT ».
• Les programmes de recherche inter-écoles : Bruno Goubet veut « créer des alliances au sein de l’Institut Mines-Télécom » dans le domaine de la recherche. Nous allons créer un Institut des risques avec plusieurs laboratoires, ceux des Écoles des mines de Paris, d’Albi et de Douais, et Télécom Bretagne. « La maîtrise des risques est un domaine d’excellence reconnu de l’École des Mines d’Alès ». L’École continuera de participer activement aux différents pôles de compétitivité régionaux, et poursuivra ses relations avec les universités de Montpellier. Outre la formation Tic et Santé mise en place avec l’IMT et les universités de Montpellier 1 et 2, l’EMA « est en discussion avec des écoles doctorales de Montpellier pour aboutir à une habilitation à délivrer un diplôme de thèse », explique Catherine Lagneau.
• Les flux internationaux : l’École des Mines a noué des partenariats avec 80 universités dans le monde, dont l’Université de sciences et technologies de Nanjing.
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