L’école de l’ADN à Nîmes poursuit son développement
Vingt ans après sa fondation, le centre d’innovation en biologie et génétique, baptisé « l’École de l’ADN » à Nîmes*, continue de se déployer. « Nous avons deux collaborations sur la période 2018-2022, explique Christian Siatka, directeur général de l’école. Une avec l’Université de Cergy-Pontoise et une autre avec l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de gendarmerie nationale). » Par ailleurs, l’École de l’ADN Nîmes devrait aussi participer au projet européen et régional Science’Up pour la sensibilisation des jeunes à l’entreprenariat dans le secteur des biotechnologies. « Ce projet devrait être lancé courant 2018 et prendre fin en 2020. Son budget est estimé à 500 000 €. » L’école prévoit de recruter au moins un scientifique fin 2018 ou début 2019. Plus globalement, l’ambition de Christian Siatka est de développer toutes les actions menées par l’école de l’ADN à Nîmes, jusqu’ici en ex-Languedoc-Roussillon, sur toute l’Occitanie. L’entité est financée à la fois par des fonds publics - européens (Feder), Ville de Nîmes, Nîmes Métropole, Région - et par des partenaires privés dans le cadre de ses missions. « Nous avons un partenariat avec l’américain VWR (Pennsylvanie), distributeur de produits - réactifs - en biologie et en chimie, explique Christian Siatka. Toutes nos formations sont faites en collaboration avec eux, ils mettent des locaux à notre disposition à Paris et nous soutiennent financièrement pour l’organisation des formations scientifiques. »
* Six salariés, école située au Museum, musée d’Histoire Naturelle, à Nîmes.
Créée en 1998, l’école de l’ADN à Nîmes regroupe deux structures : un centre d’innovation en sciences de la Vie, qui produit notamment des kits pédagogiques pour l’Éducation nationale et participe à plusieurs missions scientifiques européennes et un institut de formation qui dispense des formations à destination des professionnels du secteur (Inserm, CNRS, Inra…) mais aussi d’industriels (Sanofi, Merck, Pfizer…). Depuis son lancement, l’école a reçu ou est intervenu auprès de 110 000 élèves et environ 6 000 personnes (industriels, chercheurs). « L'école est la preuve que dans un domaine difficile, alliant culture scientifique et technique, on peut développer un modèle économique pérenne, souligne le Professeur Philippe Berta, fondateur de l’école de l'ADN à Nîmes et député (Modem) du Gard. L’école de l’ADN Nîmes préside la Fédération francophone des écoles de l’ADN qui compte douze membres : Baie-Comeau et Lévis-Lauzon au Québec, Paris, Généthon à Évry, Angers, Poitiers, Le Cheylard- Ardèche, Grenoble, Lausanne, Marseille, Saint-Denis de la Réunion et donc Nîmes. Chacune des douze structures est indépendante.
Le 30 mars, l'École de l'ADN fête ses vingt ans au lycée Alphone Daudet à Nîmes. Placé sous le thème « 20 années de révolution en génétique ». Cet anniversaire sera marqué par les interventions d’Edith Heard, professeur au Collège de France, Serge Braun, directeur scientifique AFM-Téléthon, Sylvain Hubac (IRCGN, Cergy-Pontoise), Marcel Méchali, membre de l’Académie des Sciences, directeur d'Epigenmed Montpellier, et Jean Weissenbach, membre de l’Académie des Sciences, Génoscope d’Évry.










