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Aveyron / Lot / Tarn / Tarn-et-Garonne
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Agri - Agro
| 20/09/2016

Le Veau d’Aveyron et du Ségala se bat pour garder son Label Rouge

L’Interprofession régionale du Veau d’Aveyron et du Ségala (Irva) tire la sonnette d’alarme. Depuis l’annonce du gouvernement d’une harmonisation des normes, l’Irva redoute la perte de son Label Rouge, obtenu en 1993. L’administration française considère qu’au-delà de 8 mois, l’animal n’est plus un veau mais un jeune bovin. Or, les veaux d’Aveyron et du Ségala sont élevés sous la mère jusqu’à 10 mois, nourris au foin et aux céréales, et reconnus comme des veaux depuis 1994 au titre d’une IGP* accordée par l’UE et d’une dérogation. Si cette spécificité n’était pas inscrite dans la prochaine réglementation, les éleveurs (650 fermes, 4 abattoirs) estiment qu'ils pourraient perdre l’intégralité de leur production (19.000 veaux labellisés), commercialisée via la grande distribution (Auchan, Picard Surgelés) la restauration collective et les boucheries.

*Indication géographique protégée (aire géographique : Aveyron, Tarn, Tarn-et-Garonne, Cantal et Lot).

À elle seule, la filière représente 50 % des ventes du marché national Label Rouge Veau avec une plus-value moyenne de 250 € par tête. Sollicités par l’Irva, les parlementaires du Tarn et de l’Aveyron se mobilisent pour peser dans la réécriture du prochain cahier des charges de production commun aux États membres de l’UE. Décision attendue d’ici la fin de l’année.

Catherine Léhé / redaction.toulouse@lalettrem.net
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