Le maire UMP de Nîmes, Jean-Paul Fournier, a estimé que la création de la première ligne du transport en commun en site propre, à Nîmes, serait « le dossier majeur » pour 2011, lors de la présentation de ses vœux, hier soir, devant 1 500 invités réunis dans les locaux de la communauté d’agglomération. « À partir du 17 janvier, c’est l’ensemble de l’itinéraire qui va être en chantier, permettant ainsi une mise en service au milieu de l’année 2012 ». Dans le domaine du développement économique, le président de l’agglo a rappelé que l’année 2011 serait marquée par « la commercialisation de la zone de Mitra, à Saint-Gilles, devenant ainsi un nouveau pôle d’activités de notre territoire, à proximité de l’aéroport en pleine mutation. Avec le départ de la Base aéronavale de Nîmes-Garons, le 1er juillet 2011, que je continue à regretter, notre objectif est de voir s’implanter des activités industrielles et commerciales autour de la piste ». Concernant la LGV, Jean-Paul Fournier a affirmé que, « contrairement à certaines rumeurs, notre ambition de créer une gare TGV n’est en aucun cas remise en cause. D’ailleurs, un récent courrier du ministère de l’Ecologie m’a confirmé le maintien du pôle gare de Manduel-Redessan et le soutien de l’Etat pour ce projet de premier ordre ».
Le préfet félicite le maire d’avoir fait plier l’Etat
Prenant la parole après le maire, le préfet du Gard, Hugues Bousiges, a reconnu une « période d’incertitude » sur le « respect des engagements de l’Etat » concernant le contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier. « Nous nous sommes aperçus qu’il manquait 300 M€ lorsque, passant du projet initial, on est passé aux appels d’offres. Et, par conséquent, Bercy a pensé que le plus simple était de modifier le projet pour récupérer l’argent qui lui manquait. Ce faisant, il portait atteinte à des points majeurs, et notamment au souhait des élus (nîmois, NDLR) de voir la ligne à grande vitesse enfouie à Redessan et Manduel. Le conseil général, de son côté, voyait remis en cause de points fondamentaux faisant partie du pacte voté avec l’Etat. Vous avez réussi, avec quelques retards, quelques réunions, quelques articles de presse, et en élevant le ton, à faire reprendre ce dossier et à obtenir que les engagements initiaux soient bien tenus. » Concernant la révision des périmètres intercommunaux, le préfet du Gard a rappellé que le département comptait « huit communautés de communes de moins de 5 000 habitants », qui devront se regrouper ou être rattachées à d’autres intercommunalités. « Nous allons nous attacher ensemble à ce travail. L’Agglomération aura son mot à dire » sur son futur périmètre. Une première carte sera présentée à la commission départementale de coopération intercommunale, en avril. La carte définitive sera arrêtée avant le 1er janvier 2012. « Les préfets pourront ne pas tenir compte, au final, de l’avis des maires. Je souhaite ne pas avoir à passer en force. Je souhaite que la carte à laquelle nous aboutirons soit le résultat du plus large consensus entre les élus des territoires concernés. »