Le spécialiste toulousain de la propulsion spatiale Pangea Aerospace lève 23 M€
Le spécialiste de la propulsion spatiale Pangea Aerospace, dont les équipes sont réparties entre Toulouse et Barcelone, lève 23 M€. Une série A menée par Hyperion Fund, spécialisé dans l'aérospatiale, la cybersécurité, l'IA et la défense, avec le soutien des investisseurs actuels de l’entreprise – CDTI Innvierte et le fonds italien Primo Space –, mais aussi de l’ancien PDG d'ArianeGroup, André-Hubert Roussel. Cette levée doit lui permettre d’accélérer son déploiement européen et de poursuivre ses développements technologiques tout en renforçant ses capacités de fabrication, d’intégration et de tests. La société de 55 salariés (dont vingt à Toulouse) revendique « un pipeline d’opportunités détectées » d'environ 120 M€.
« Accélérer notre développement »
« Notre objectif est d’accélérer notre développement, indique à La Lettre M Marie Laure Gouzy, directrice France de Pangea Aerospace. L’industrie aérospatiale européenne se trouve aujourd’hui à un moment clé ; elle doit faire de gros efforts pour atteindre le niveau attendu en termes d’indépendance et de souveraineté. Dans ce cadre, nous souhaitons porter nos différents produits, à la fois nos solutions de propulsion pour la mobilité en orbite, le futur moteur-fusée européen Kronos, à très forte poussée, et notre produit phare, la plateforme Aerospike, dédiée aux petits et moyens lanceurs. » Des systèmes innovants qui doivent permettre de déployer « des fusées plus efficaces et réutilisables utilisant des carburants durables tout en réduisant les coûts des lanceurs, des satellites et des véhicules de transfert orbital », précise la société, qui revendique à ce jour huit contrats actifs avec des acteurs privés et publics.
Objectif : doubler l’effectif et le CA
Fondée en 2018, Pangea Aerospace souhaite doubler son chiffre d’affaires consolidé en deux ans, qui passerait ainsi de 3,5 M€ en 2023 à 7 M€ cette année. L’entreprise – qui outre son entité toulousaine, dispose d’une implantation à Barcelone (Espagne) – prévoit par ailleurs un doublement de ses effectifs globaux avec une vingtaine de recrutements – principalement d’ingénieurs – envisagée dans la Ville rose d’ici à début 2026. Des développements qui pourraient en appeler d’autres puisque la start-up envisage déjà une série B, d’un montant pour l’heure non communiqué, « d’ici à trois ans », glisse Marie Laure Gouzy.











