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Hérault
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Education - Formation
| 18/09/2013

Le site universitaire de Béziers menacé de fermeture

Accueillant près de 700 étudiants, le site universitaire Du Guesclin, situé à Béziers et dépendant de l’université Montpellier 3, pourrait purement et simplement fermer ses portes à la fin de l’année scolaire 2013-2014. C’est en tout cas une des recommandations du conseil d’administration de l’université, réuni hier 17 septembre, dans le cadre du débat d’orientation budgétaire. Cette fermeture permettrait à l’université d’économiser 2,3 M€, alors qu’elle envisage un déficit structurel de 3 M€ pour 2014, qu’elle impute au transfert de charges lié à l’autonomie des universités : celles-ci ont désormais la charge de leur masse salariale, alors même qu’elles ne peuvent agir dessus. « En 3 ans, l’université constate ainsi que ce sont près de 7 millions d’euros de charges supplémentaires non compensées par l’État qu’elle a dû prélever sur ses réserves, indique l’UM3 dans un communiqué. L’évolution du SMIC et des charges sociales, la défiscalisation des heures supplémentaires, la licence à 1 500 heures … toutes ces mesures décidées par l’État ont été payées par les universités ».

D'autres pistes

La fermeture de Béziers n’est pas la seule mesure d’économie envisagée afin de pouvoir présenter un budget à l’équilibre. Elle envisage également le gel de 75 postes, la sélection à l’entrée en première année de licences, des réductions des heures d’enseignement pour les formations à effectif réduit, le désengagement vis à vis de la formation professionnelle. Mais la fermeture de Du Guesclin fait partie des pistes privilégiées. « Nous n’avons pas beaucoup de marge de manœuvre : soit nous fermons des formations, soit nous fermons des doublons, ce que nous avons sur Béziers, indique Patrick Paris, chargé de mission auprès de la présidence. Nous voulons rester une université de plein exercice, et préférons privilégier la diversité de formation ».
Promesses électorales non tenues
Cette annonce, brutale, qui a surpris jusque dans les rangs de l’université, est une manière pour l’UM3 de remettre la pression sur l’Etat. Connue pour ses prises de position explosives, Paul Valéry met en lumière les difficultés rencontrées par toutes les universités et accuse le gouvernement de ne pas avoir su changer la donne depuis son arrivée au pouvoir. « Le président François Hollande a bien promis de créer des postes et l’université a bénéficié de 13 postes… mais il a repris de l’autre main l’argent qu’il donnait en créant une « contribution exceptionnelle au redressement des comptes publics » qu’il a prélevée sur les crédits des universités, indique le communiqué. Pour Paul-Valéry, 362 000 € gagnés grâce aux 13 postes… et 400 747 € prélevés pour redresser les finances publiques ; les promesses électorales se sont envolées. » La commission des finances de l’université doit se réunir dans les jours qui viennent pour étudier ces propositions et faire remonter un avis lors du prochain CA en octobre. Le vote final aura lieu en décembre et sceller le sort du site bitterois.
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