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Pyrénées-Orientales
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Aménagement - Urbanisme
| 15/04/2011

Le Scot Plaine du Roussillon n’a plus de secret pour le Cobaty

Hier soir, le palais des congrès de Perpignan a accueilli 170 adhérents de l’association roussillonnaise du Cobaty (acteurs de la construction, de l’urbanisme et de l’environnement) qui ont assisté à la présentation du Scot Plaine du Roussillon, par son président Jean-Paul Billès. « Le Scot entre pleinement dans le champs de réflexion du Cobaty, car il intègre les problématiques économique, du logement et environnementale. Son objectif est d’encadrer l’utilisation du territoire et donc l’acte de construire », indique en introduction Marc Bousquet, le président du Cobaty. Selon lui, « la question qui se pose est de savoir si ce document vient se superposer aux autres ou s’il va répondre aux besoins présents et à venir ». La soirée a été ponctuée de témoignages venant illustrer les points clés que doit relever ce schéma de cohérence territoriale (81 communes réparties sur six intercommunalités pour une population estimée à 332 299 habitants) dont le projet d’aménagement et de développement durable a été adopté fin 2010.
Comment faire de la densité en milieu méditerranéen ?
Jean-Paul Alduy, président de l’Agglomération de Perpignan, a défini sa vision de l’intercommunalité à l’échelle d’un archipel de 36 communes. Pour lui, l’enjeu du Scot doit répondre la question suivante : « Comment faire de la densité en milieu méditerranéen, en y mêlant la diversité sociale, les volets routier ou agricole, les circuits courts… ? » Le promoteur et aménageur Louis-Pierre Angelotti reconnaît que « nous avons fait des erreurs. Ce document doit s’imposer à nous pour concevoir l’urbanisation des futures décennies. » Ce que confirmera Bernard Géa, président du SyCot de la Narbonnaise (40 communes), adopté depuis 2006. « Un Scot est une impérieuse nécessité pour répondre aux enjeux du développement durable et de la croissance démograhique » précisera-t-il. José Puig, conseiller général des P.-O. lui répondra, « il ne doit pas être un frein à tout notamment sur le devenir des terres agricoles en zones économiques, les enjeux sont différents d’un territoire à l’autre. » Un sujet cher à Michel Guallar, président de la Chambre d’agriculture qui a défendu les intérêts des agriculteurs et l’avenir de ce secteur en péril en raison de la forte urbanisation de la plaine du Roussillon. Il rappellera que « l’agriculture figure dans plusieurs ambitions prioritaires du Scot, c’est une bonne chose car un département sans production est destiné à mourir.» Le bâtonnier Pierre Becque est aussi intervenu sur la nécessaire intervention du conseil juridique dans l’élaboration des documents d’urbanisme. Jean-Paul Billès, ravi d’une telle assistance, a résumé l’ambition du Scot : « mettre de l’ordre dans l’aménagement du territoire avec une réflexion qui dépasse la simple échelle de la commune. »
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